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Tome quatrième.
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DES MATHEMATIQUES. Para.V. Liv. VIII. 38 7fìté dans la guerre; il ne s’y attache ni goémon ni coquillage :la viscosité de l’eau n’a point de prise sur cette enveloppe ; lapiqûre des vers he Pendommage pas. On dit que les doublagesanglois durent dix ans, mais on en a vu qui, an bout de septans , étoient hors de service, et ceux de France durent moins.

Le poids du doublage est environ la centième partie du porten tonneaux. Le cuivre revient h i 5 oo liv. le millier à Brest :un navire de 600 tonneaux en exige 12 milliers, dont 10 enplanches, et 2 en clous.

Le pied carré pèse une livre et onze onces , quand de six lignesd’épaisseur , il est réduit à un tiers de ligne pour le doublage.On peut voir à ce sujet un grand article du cit. Forfait, actuel-lement ministre de la marine , dans le Dictionnaire de marinede L’Encyclopédie méthodique de 1786. L’auteur ne croit pasqu’il y ait de Péconomie clans cet usage. Camus de Lirnar avoitun grand établissement à ftomilly , près le pont de 1 Arche , enNormandie, et il avoit fourni du cuivre pour le doublage debeaucoup de vaisseaux.

Pour un vaisseau de 110 canons, le port étant de 2.400 ton-neaux, le poids du doublage seroit de 24 tonneaux, en consé-quence on diminue le lest, pour que le changement qui enrésulte sur le centre de gravité d u vaisseau en charge ne soitpas trop considérable. ( De la Lande, Abrégé de navigation.)

Lorsque l’on considère les qualités nombreuses dont un vais-seau doit être doué pour remplir toutes les vues qu'on se pro-pose dans sa construction, on ne peut s’empêcher de regardernne pareille machine comme une de celles où éclate davantagel’intelligence humaine. II doit en effet d’abord avoir sur l’eaunne stabilité telle que les chocs latéraux, soit des îlots , soit desvents appliqués à ses voiles, ne puissent le déranger beaucoupde sa situation primitive ou horizontale, ou du moins, que s’ilest violemment et considérablement écarté de cette situation,il tende à la reprendre par un effet mécanique de sa forme ,sans quoi le vaisseau courrait risque d'être submergé. (J’cst-làce qui m’a engagé à donner à cette qualité d'un vaisseau lepremier rang entre toutes celtes dont il doit ctre doué.

Mais un. vaisseau doit marcher avec célérité , et même fendrel’eau avec la plus grande facilité s’il est possible; car il est descirconstances où le salut du navire dépend de sa célérité à éviterle danger.

II doit en lin être sensible à faction du gouvernail ; car à quoiserviroit-il qu’il marchât avec rapidité , s’il ne pouvoÎL se diriger ?mais malheureusement ces diílerentes qualités se contrarienttoujours un peu dans un vaisseau. Il faut en quelque sorteprendre un milieu. en donnant plus au moins à i’une ou.à l’autre

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