DES MATHÉMATIQUES. Pjult.V. Liv. VIII. 3 ^v.e peut guère espérer d’uri seul individu, J’avois queiqu inquié-tude , dit le cit. Vial, sur une liaison que M. de Chapnianseinbloit vouloir établir entre son traité et l’ouvrage en planchespublié sept ans auparavant. Ce dernier ne se trouve pas enFrance, et coûte 180 livres en Hollande, en feuilles; ainsi il n'estpas à la portée de tout le inonde. Si ces deux ouvrages s’étoienttrouvés liés d’une façon inséparable, il n’y eût eu que le gou-vernement qui eût pu faire la dépense de ía publication. Maiscomme je Pavois espéré, ils n’ont qu’un rapport éloigné, etsi l'on en excepte le douzième chapitre du traité qui n'est q u unerépétition de l’écrit qui accompagne l’ouvrage en planches,tout ce traité peut s’entendre parfaitement, en ajoutant auxfigures du livre trois plans de vaisseaux pris dans les grandesplanches : et c'est ce que j'ai fait.
L’astronome le Monnier en a aussi donné une traduction, maiscelle de Vial est de beaucoup préférable; il a mis tous les cons-tructeurs a portée de connoître les pratiques des autres nationset leurs différons essais, afin de les multiplier.
Ce célèbre constructeur donne une nouvelle méthode pourle calcul du déplacement, qui, sans être beaucoup plus longujque celle que l’on emploie communément, procure un résultatplus exact ; on considère ordinairement les parties curvilignesdes pians de ílotaison ou des gabarits, c’est-à-dire, des planstransversaux, entre les extrémités des ordonnées, comme deslignes droites; M. de Chapman les regarde comme des arcsparaboliques ; et de la nature de cette courbe et d u trapèze , iltire une expression sur laquelle il fonde un calcul assez simple.Quelques personnes pourront trouver cette précision minutieuse;mais en réfléchissant sur cet objet, on verra qu’il demande tousles soins et toutes les peines imaginables. 11 n’est que trop vraique de nos jours on manque encore des vaisseaux , et cela pro-bablement, par beaucoup de négligences qui, quoique petitesen elles-mêmes, se trouvant par hasard dans le même sens, fontdes sommes, et causent des erreurs dangereuses.
M. de Chapman a donné une table des proportions et capa-cités des vaisseaux de commerce de quatre espèces , qui ne peutprovenir que grandes recherches. Les constructeurs seuls pour-ront l’apprécier en y comparant une grande quantité de bonsvaisseaux. Si cette table est aussi bonne qu’il y a lieu de lecroire, c’est une chose précieuse.
Cet auteur entre dans la même discussion au sujet des bâ-tirnens pour la course , qui convient aux frégates les plus consi-dérables , et où l’on trouve une utilité directe pour la marinede l’Etat. Ri en ne lui échappe; mâture, voilure, gréement, ar-mement, munitions de guerre et de bouche, arrimage, &c. II
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