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Tome quatrième.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Lit. VIII. 4°i

ensorte qu’ils présenteroient leur convexité en bas, ce qui re-treciroit les vaisseaux ils passeroient de la ligne droite à laligne courbe : il suit de-là queTexpédient proposé par Bouguerproduiroit un effet opposé à celui qu’il veut obtenir. Eníin iln’est pas douteux que les vaisseaux, ceux surtout qui ont servien mer, et qui ont une tonture de baux considérable , ne s’e-largissent depuis leur construction jusqu’à ce qu’on les refonde:c’est ce que Dumaitz a reconnu autrefois dans le Superbe et leSaint-Micliel.

Bouguer, trompé pareillement par l’expression incorrecte dequelques personnes, qui nomment la largeur du maître gabarit,largeur du maîtré bau , désireroit que les baux se terminassentaux membres et non pas aux bordages , c’est-à-dire , qu au lieude les placer à côté des membres, on les mit en dedans enles faisant plus courtes , mais cela s'est toujours pratique, ainsiqu’on peut le reconnoître en lisant les plus anciens livres deconstruction : il n’y a nul bâtiment, soit marchand, soit de guerre ,où cette disposition ne soit suivie, et cela ne remédie point.

Lorsque les navires s’arquent, les ponts, suivant Bouguer,se rallongent; je n’ai jamais remarqué, (dit Dumaitz ), de tellesaugmentations de longueur, au moins d une quantité sensible.L’exemple de la gondole n’est nullement applicable aux vais-seaux : un navire de i 5 o pieds qui a 12 pouces d’arc, suppo-sant que Tare forme une portion de cercle, devroits’allonger d’en-viron 14 pouces si l’étambot et 1 étrave faisoient les mêmesangles sur l’extrémité de la quille : ayant suivi diverses refontes,je n’ai jamais vu d’allongement sensiblp ; j’ai trouvé aussi sou-vent des diminutions que des augmentations, et ce sont sou-vent des erreurs de mesures presqu’inévitables. Le plus grandnombre des courbes ou guirlandes que Bouguer desireroit qu’on.mît vers les extrémités , en les appésantissant, ne feroit qu’aug-menter l’arc : les vaisseaux construits à Brest par Solinac avoientbeaucoup de ces liaisons, et s’arquoient considérablement, maison a vu des corvettes , telles que l’Anémone, l’Ainaranthe et laCalipso, qui ne s’arquoient pas même de plus d’un pouce.

Rien ne peut suspendre l’effet de ces lois de la nature : cesmôles immenses que l’art élève pour dompter la fureur desvagues , qui résistent à leurs efforts , sont détruits promptement,si le moindre filet d’eau vient à s’y ouvrir un passage; Tareest pareillement l’effet d’une de ces lois , de l’eífort que fait chaquepartie pour occuper un déplacement égal à sa pésanteur, etc’est dans leur égalité à-chaque partie du navire qu’on trou-vera les moyens les plus sûrs pour empêcher Tare. Au reste,tant qu’il n’est point porté au point de gêner les canons desextrémités de la première ; batterie, cela peut passer pour uneTome IV. E e e