DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. VIII. 4°5Rigoureuses pour déterminer les forces et les vitesses en tenantcompte de toutes les circonstances. 11 fait voir combien il im-porte que la partie extérieurs de la rame soit aussi légère qu'ilse peut j il trouve la force ct la vitesse de faction du rameur lesplus avantageuses pour que l’embarcation acquierre la plus grande•vitesse possible : il détermine le rapport le plus avantageux entreles parties extérieures et intérieures de la rame, fait voir quece rapport n est pas constant, quoique dans la même embar-cation et avec les mêmes rameurs, parce qu’il dépend de laîorce qu’ils emploient, et du rapport entre le temps qui s’écouleentre deux coups de rames consécutifs et le temps que la rameest maintenue dans l’eau: de façon que les grandes embarca-tions exigent une moindre longueur dans la partie extérieure.
31 considère dans tout ce calcul la force des rameurs, et trouveque la meilleure disposition de la rame est à fort peu près celledont les marins font usage : en prenant cependant quelquesprécautions indiquées par la différence des embarcations. IIapplique sa théorie à une galère.
Le cit. Dumaitz considère aussi ce qui concerne les ramesdans son traité de 1776; il observe que les solutions d’EuIer,dans le livre intitulé : Scientia navaiis , et dans la Théorie com-plète de la construction des vais séance , sont différentes, et ildonne les longueurs qui lui paroissent convenables. Le rameurayant une vitesse de deux pieds £ par seconde, si le vais-seau fait i 5 oo toises par heure, le rapport des parties intérieureset extérieures est de 10 à 20 , et la longueur de la partie exté-rieure doit augmenter d’une partie pour i 5 o toises de plus devitesse ; si elle étoit 45 oo toises , ce seroit le rapport de 10 à 4°.Ce rapport est proportionel à la force du rameur. S’il fait parexemple 3 pieds par seconde, alors ce sera à 1800 toises quecorrespondra une augmentation de longueur de la partie exté-rieurs de la rame double de 1 intérieure. Quant à la force queles rameurs peuvent employer, on f évalue communément à
32 livres, mais le temps qui est employé pour retirer la ramede l’eau et la remettre étant à-peu près la moitié du temps quele rameur travaille, on peut supposer que cet effort se réduit à16 livres , et ce n’est pas la seule diminution. Lorsque le vais-seau va vite et fait 3 ooo toises par heure, la longueur de lapartie extérieure étant trois fois celle de la partie intérieure, stfaut diminuer cette force dans le rapport de 3 à 1. Ainsi le ra-meur n’emploieque 5 livres pour faire avancerlenavire. Quelquefoible que soit cet effort, fauteur doute qu’il soit possible d’in-venter aucune machine, où il y ait une moindre perte : cellequi résulte de la vitesse du navire est indispensable , car il fauttoujours que la rame ou ce qui en tiendra lieu ait une vitesse