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plus grande que celle du navire ; ainsi pour donner 2 pieds fde vitesse à la rame ou à la machine , si la vitesse du navireest 7 pieds ^, il faudra qu'elle ait une vitesse de io pieds : sic’est une roue, il faudra un diamètre quadruple. La seule chosesur laquelle on puisse espérer de gagner, c’est sur le temps quela rame ne sert point, qui est celui qu’on la tire de I’eau,mais il pense que la rame étant un levier simple, se ramèneplus aisément, surtout si on charge la poignée que toute autreespèce de machine qui n’auroitpas un mouvement continu.
II lui semble donc qu'il est impossible de faire aucune décou-verte utile en ce genre , à l'exception de proportioneret agrandirles pales, quand la vitesse du navire doit être petite,
I V.
De l’usage de s Voiles.
L’usage de la rame est sujet à divers inconvéniens j surtoutcelui de la multitude d'hommes à employer, conséquemmentde solde à leur donner, de vivres et de provisions à porter,au lieu qu’une voile de 3 o pieds en tout sens, ce qui n’est qu’unegrandeur fort médiocre, exposée à un vent fort modéré, commede 20 à 3 o pieds par seconde, produit un effort qui excèdecelui d’un grand nombre d’hommes, et qu’un très-petit nombrede bras suffit pour la manœuvrer.
On commença donc dès l’enfance même de la navigationà élever un mât avec une voile, et cela plus sur l’avant quesur barrière; car il fut aisé de sentir que l'effort de la voile,si elle étoit placée vers barrière, tendroit, pour peu qu’il fut la-téral, à faire tourner le vaisseau sur son centre situé vers lemilieu, plutôt qu’à le mouvoir en avant.
Bientôt on ajouta un second mât pour augmenter la force,et pour avoir plus de facilité à faire mouvoir le vaisseau.
Malgré l’importance dont il étoit d’analyser les forces quimettent un vaisseau en mouvement, il ne paroît pas que jusquesvers le milieu de ce siècle, l’esprit humain se fut conduit dansleur emploi autrement que par une sorte d’iristinctj et il fautcn convenir , cet instinct ne l’a pas trop mal servi ; car il paroîtqu’à force de changemens et de tatonnemens, l’art nautique,en ce qui concerne la manœuvre , la disposition et la multipli-cation des mâts et des voiles, leurs grandeurs et leurs propor-tions, està-peu-près en possession de tout ce qu’on pouvoit trouverà cet égard. Mais il faut l’avouer aussi, ce problème de mé-canique ne pouvoit guère être soumis au calcul que lorsque