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DES MATHEMATIQUES. Part. V. Liv. VIII. 4°9en avant, il soulèvera la proue et fera plonger la poupe ;comme au contraire, s’il est trop de l’arrière , il fera plongerla proue en soulevant la poupe ; et eníin , s’il est au-dessusimmédiatement du centre de gravité du vaisseau , le vaisseaurestera dans la situation horizontale , ce qui est le plus avan-tageux. II est donc à propos de faire en sorte par la positiondu mât et la hauteur de la voile , que ce point, s’il n’y aqu un mat et une voile , se trouve verticalement au-dessus ducentre de gravité. 11 est, je crois , h propos d’obsei;ver quepar la position de la voile , quelque force qu’on emploie pourla brasser, elle ne forme jamais un plan perpendiculaire, maisincliné ; en sorte que la direction VE de la force motrice duvent , au lieu d’être horizontale , porte toujours un peu enhaut , comme Ye , ce qui change un peu les déterminationsprécédentes.
Telle est donc la mécanique de la voile- Mais il y a encoreici une attention à faire. Ce que nous venons de dire seroitexactement vrai , si le centre de gravité du vaisseau étoit leseul point à considérer ; mais il en est un autre d’une grandeimportance , comme on l’a vu page lorsqu’on a parlé dela construciion et des mouvemens d’un vaisseau ; c’est celuidu métacentre.
Chapman traite avec toute l’habileté qu'on doit attendre delui , l’objet du centre d’effort du vent dans les voiles , et dumoment de la voilure comparé avec la stabilité et la forcedu vent, qui en est un des élémens ; il donne une expressionqu’il tient de l’expérience , et qui revenant au même ponr les
Í >ersonnes instruites , est beaucoup plus simple pour celles quie sont moins. II déploie encore toute sa théorie pour parvenira déterminer un emplacement de mâture tel que le vaisseauétant assez ardent, ne le soit pas trop , en comparant le centred’effort de cette impulsion avec celui du vent dans'les voiles.II donne un exemple d’un long calcul à ce sujet , auquel ondoit se livrer d’autant plus volontiers lorsqu’cm aura à cons-truire des vaisseaux d’une forme particulière , que ce cons-tructeur fait voir qu’il cadre parfaitement avec ce qu’on ob-serve dans les meilleurs vaisseaux.
Don George-Juan a traité aussi fort au long de la théoriedes voiles ; il détermine la figure qu’elles prennent par 1 actiondu vent , figure bien différente de la chaînette. U déterminel'effort absolu des voiles, et fait voir qu’il ne dépend pas seu-lement de l’angle du vent avec les vergues , mai, encore dela courbure plus ou moins grande que la voile prend vers lesextrémités , et qui varie suivant la force du vent, la grandeurde la voile et sa qualité. II détermine ensuite la direction deTome IV. ^ ff