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Tome quatrième.
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4 io Histoire

la résultante de l’effort des voiles, ainsi que son centré, et faitvoir qu’il tombe toujours vers la poupe, plus que le centremêruedes voiles, ce qui est une des causes qui obligent le na-vire à venir au vent. II applique ensuite cette théorie à dif-férées cas de pratique, et fait voir la grande dérive queles vaisseaux doivent éprouver par la seule augmentation duvent , indépendamment des lames et des coups de mer ,que les marins regardent dans ce cas comme la seule causede cette dérive. Enfin il donne des tables de la surface dechaque voile , l'élévation de leur centre de gravité et lavaleur de leurs motnens , tant verticaux qu’horizontaux , avecdes applications à tous les cas qui se présentent ordinairementdans la pratique. Nous ne pouvons qu’indiquer ces longueset savantes recherches.

V.

De la Manœuvre des vaisseaux.

Quoique la manœuvre, ou l’art de conduire un vaisseauau moyen des puissances mécaniques du vent, de la voile oude la rame , soit une des parties les plus essentielles de lanavigation , ce n’est que bien tard que les mathématiciens enont fait l’objet de leurs spéculations ; le besoin et l’instinctavoient déjà fait à cet égard à peu près tout ce dont on avoitbesoin , lorsqu’on s’est avisé de considérer ce sujet mathéma-tiquement ; ainsi les deux poèmes d’Homère , les tragédies deSophocle et d’Euripide existaient avant qu’Aristote et les autressongeassent à tracer les règles qui avoient dirigé les auteursde ces ouvrages en les créant.

Je ne vois personne avant le chevalier Renan , né en 1662,qui ait considéré ce sujet avec l’attention qu’il méritoit. IItenta le premier d’appliquer les mathématiques à l’art de lamanœuvre, et publia en 1689 son livre intitulé Théorie dela manœuvre des vaisseaux , qui fut, comme on le verrabientôt, l’occasion de quelques discussions polémiques , et celled’autres ouvrages savans. Mais avant que d’entrer dans lesdétails de ces discussions , il faut donner une idée de l’ou-vrage qui les occasionna.

II y a dans l’art de la manœuvre deux parties principalesà considérer ; l’iine èst la résistance que le vaisseau éprouvedans ses divers mouvemens en fendant l’eau dans un sens oudans l'autre, d’où provient la vitesse qu’il peut prendre dansles routes obliques, et la dérive , qui entre nécessairement dansla considération de la route ; l'autre est faction du vent sur