4t.o HISTOIRE
comme des rameurs , et il détermine les directions et la plusgrande vitesse qu’il peut acquérir.
Après avoir ainsi jeté les fondemens purement mathématiquesde la science navale , Euler , dans la seconde partie de son ou-vrage, rapplique à la pratique et à l’état actuel des choses. Fourcet effet il examine les différentes formes qu’on peut donnerà un vaisseau suivant sa destination, et celles qui sont les plusavantageuses pour lui concilier la stabilité dont il doit jouir,ou la force avec laquelle il doit tendre à se remettre dans sonétat d’équilibre, quand par l'effet d n vent ou des vagues il enest dérangé ; la mesure de cette stabilité, l’effet et la positionla plus avantageuse des mâts et des voiles , faction du gou-vernail , et enfin les routes obliques qu’un vaisseau est obligéde prendre lorsque les forces qui le poussent agissent dansune direction oblique à sa quille. II établit à ce dernier égardune loi pour la dérive, en employant la résistance que le vais-seau éprouveroit en marchant dans la direction de sa quille;celle qu’il éprouveroit s’il étoit forcé de marcher dans la direc-tion transversale , et la tangente de sangle fait par la voile oula direction de la force avec la quille, et il trouve la tangentede la dérive.
Tel est l'esquisse des recherches que présente le savant ou-vrage d’Euler, l’un de ceux qui font le plus d’honneur à sasagacité et son inépuisable fécondité.
Euler sentit ensuite que cet ouvrage tel qu’il l’avoit donné en1749, étoit un ouvrage fait pour des hommes capables de suivreles calculs les plus épineux ; c’est pourquoi il crut devoir lerendre plus accessible à ceux qui n’ont qu’une médiocre connois-sance de ces calculs. 11 donna en conséquence, en 1772, unnouveau traité dont nous avons parlé page Z94 > où il use debeaucoup d’artifices ingénieux pour arriver à des résultats quis’ils ne sont pas rigoureusement exacts le sont du moins assesspour être regardés comme des vérités de pratique. Ainsi parexemple pour déterminer la stabilité d’un vaisseau il considèrequ’il tient un milieu entre le vaisseau parallélipipède et un vais-seau inscrit dans ce parallélipipède formé en losange. Car lacourbure ordinaire d’un vaisseau est inscrite dans le premier,circonscrite au second, d où il suit que sa stabilité suivant unde ses axes quelconques doit tenir le milieu entre celles deces deux bâtiurens. Et du, reste que s’il a une stabilité suffi-sante à l’entour de son grand axe , il en aura une suffisanteautour de quelque axe que ce soit. Après avoir aussi réduit àdes expressions plus simples la direction que prend un vaisseauet la vitesse avec laquelle il se meut, la position de la voile à