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lite de bon praticien coûtera par conséquent beaucoup moins
à acquérir.
On devicndranon-seulement manœuvrier beaucoup plus promp-tement par cette route , on donnera à la pratique des l'on dé-mens plus parfaits et plus solides. Lorsqu’on fait une manœuvrecn présence d’un jeune marin, il ne sait souvent ni pourquoion l’exécute , ni comment agissent les instrumens dont on sesert. II se trouve environné de gens trop occupés pour qu’ilpuisse en tirer des éclaircissemens. Qu’on juge donc combienil doit perdre dc temps pour prendre ces notions môme gros-sières qui lui tiendront lieu de théorie, ou qui serviront de basespeu sûres ù la pratique qu’il regarde comme son principal objet ?Les connoissances imparfaites auxqnelles notre jeune marinparviendra, seront à la honte de la raison, le fruit du plus longtravail, et néanmoins comme elles se ressentiront toujours deleur origine vicieuse, elles ne réclameront jamais assez, ellesle laisseront toujours manquer de règles , on de méthodes exactessur lesquelles il puisse absolument compter. II donnera pa|exemple, une certaine obliquité aux voiles , et il recevra le ventavec une incidence déterminée; mais saura-t-il s’il n’y auroit
f ias quelque chose à changer dans un sens ou dans 1 antre à'une et l’autre disposition? A-t-on jamais fait les expériencesnécessaires pour s’en assurer? c’est à quoi Bouguer a réussi dansson beau Traité de La manœuvre.
La première occasion de cet ouvrage fut le capitaine deChézacqui contribua plus que personne à exciter cette louable ardeuravec laquelle on tâchoit d’allier dans toutes les parties de l’artde naviguer la théorie à la pratique. Asm de mieux inspireraux gardes de la marine, auxquels il commandoit à Brest, songoût pour toutes les connoissances propres à des ofliciers , ildemandoit des élémens de mécanique et de dynamique dontles principes fussent continuellement appliqués à la navigationet c’est ce que Bouguer a supérieurement exécuté.
Machault, qui étoit alors ministre de la marine, cherchoitaussi à en perfectionner toutes les parties; mais cela étoit tropnouveau, et n’empêclia pas les Anglais de remporter de grandsavantages snr la marine française. Ils nous attaquèrent, en 1 y 56 ,sous des prétextes frivoles; précisément pour empêcher les pro-grès rapides qui s’annonçoient dans notre marine.
Bouguer qui avoit donné, dès 1727, une belle pièce sur lamâture, et qui 11’avoit cessé de cultiver toutes les branches dela navigation, avoit donné, en 1746, son excellent Traité dunavire , où les véritables principes des mouvemens de cette ad-mirable machine furent développés pour la première fois. IIrésolut ensuite quelques-uns des plus épineux problèmes de la