DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. VIH. 4*3manœuvre (1) qui sont de l’espèce de ceux d e Maximìs et mìni-mis. Enfin, rassemblant le travail d une longue suite d arinees,il donna, en 17 5 j, cet ouvrage intitulé : De la manœuvre des'vaisseaux , ou Traité de mécanique et de dynamique , danslequel on réduit à des solutions très-simples les problèmes demarine les plus difficiles qui ont pour objet Le mouvement dunavire.
Le premier livre de cet ouvrage est un excellent traité demécanique et de dynamique, ainsi que d’hydrostatique et d'tiy-drodynamique , où fauteur établit les principes de ces deuxsciences qui sont indispensables à entendre pour le suivredans les deux livres suivans. 1 .e second a pour principal objetles rnouvemens dévolution ou de rotation du navire. BongucrJ examine l’énergie du gouvernail pour faire tourner le vaisseau,no us parlerons à part de cette partie si nécessaire à un bâti-ment; il examine ensuite l’efí’et et fénergie des voiles pour pro-duire dans le vaisseau le même mouvement de rotation. On saitassez qu’on employé les voiles de savant pour arriver, c’est-à-dire, pour prendre une direction plus approchante de celle duyen t, et celles de f arrière pour serrer le vent. Cette manœuvrefort simple en elle-même présente néanmoins à Bouguer le sujetde quantité- de réflexions utiles , et suggérées par la plus savantemécanique, tant pour accélérer ces effets que pour les rendreplus certains.
C’est surtout dans le troisième livre qu’éciatent la sagacitéet la savante géométrie de Bouguer par la solution de diversproblèmes intéressans sur la manière de disposer le plus avan-tageusement possible les voiles du vaisseau (qui, comme onl’a vu ailleurs, peuvent toujours se réduire à une seule ) soitpour faire la route la plus rapide dans une direction donnée,soit pour s’éloigner avec le plus de célérité d une ligne donnée,ou pour fuir avec le plus de vitesse un point déterminé. Chacunde ces cas a lieu à la mer. Dans la solution du premier deces problèmes gît la perfection de la navigation, puisque l'objetde tout navigateur est d’arriver le plutôt qu’il est possible dulieu d’où il part au lieu où il a dessein d’aller. La directionest bien donnée et l’on suppose le vent déterminé. Mais il ya plusieurs manières d’orienter la voile pour suivre la directiondonnée, et parmi ces différentes manières, il en est une quidonne au bâtiment dans cette direction la plus grande vitesse.
- Un vaisseau , par exemple' doit faire route ouest pour arriverau lien pour lequel il est destiné , et le vent est nord-est. II pour-roit mettant le cap à fouest, orienter ses voiles perpendiculai-
(1) Mémoires de iAcadémie des Sciences , ann. et 1755.