4rti HISTOIRE
reinent à la quille, il recevroit le vent sous un angle (le 45°.et iroit droit à l’ouest. Ce n’est cependant pas là la manièredont il prendra la plus grande vitesse. On trouve par la théoriequ’il fera route plus vîte en mettant le cap plus près du vent.Mais on anroit tort d’exiger d un pilote les calculs nécessairespour déterminer la position de sa voile et du point où il doitmettre le cap. C’est pourquoi Bouguer y supplée par des tablestellement arrangées que quelque soit l’angle du vent avec laroute déterminée, on y voit l'angle de la voile avec la quille,et celui de la quille avec la route pour que le vaisseau marchedans cette route avec le plus de vitesse.
Le second problème a lieu lorsqu’il est question de s’éloigneravec un vent donné d'un point déterminé dans une directionquelconque , mais avec la plus grande célérité. Tel est le cas d’unvaisseau qui prend chasse devant un autre. II importe peu dequel côté pourvu qu il s’en éloigne le plus vire. II faut alorsnon-seulement choisir la route la plus favorable, mais encorela position la plus favorable des voiles, ensorte que ce sont,pour ainsi dire en quelque sorte, deux problèmes r/s maximiset minimìs combinés ensemble, ou dans lesquels il faut choisirun maximum parmi plusieurs maxima.
On suppose enfin un vaisseau tout-à-coup en vue d’une côtedangereuse , il faut la fuir avec la plus grande diligence. Maisil est moins essentiel de prendre la plus grande vitesse que deprendre la direction la plus avantageuse pour s’en éloigner, etcette direction est celle qui fait le plus grand angle avec laligne donnée, ou plutôt qui dans un temps donné éloigneradavantage de cette ligne. Ce problème le plus difficile de tousest aussi résolu par Bouguer, soit analytiquement pour les na-vigateurs géomètres , soit au inoyen des tables pour les ma-rins que les résultats seuls intéressent. Pitot avoit donné destables de cette espèce en ij'òí , mais celles de Bouguer sont son-dées sur une théorie plus exacte. L’on y trouve de degré endegré i°. les dispositions les plus avantageuses lorsque la route estdonnée, que le navire dans lequel on navigue n’a qu’une voileet qu’on peut négliger sa dérive.
2 °. Les dispositions les plus avantageuses pour s’éloigner d’unecôte ou d’une ligne droite dont le gisseuient est donné, lorsqu’orinavigue dans un navire dont on peut négliger la dérive , et quin’a qu’un voile.
3°. Les dispositions les plus avantageuses , lorsque la route estdonnée, et qu’on navigue dans un navire qu’on peut rapporterà un parallélipipède rectangle et qui n’a qu’une voile.
4°. Les dispositions les plus avantageuses avec les vitesses queprend le navire , qu’on peut rapporter à un parallélipipède rec-tangle