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Tome quatrième.
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416 histoire

même; car lorsque l’expérience a fait voir que les vaisseauxalloient mieux vent largue que vent arrière, on a attribué ceteffet à ce que, dans le vent arrière, les voiles s’abritent et sedérobent le vent les unes aux autres. La formule qui donnecet angle le plus avantageux fait voir qu’il est variable, qu’ildépend aussi du rapport des résistances de côté et de proue,de la quantité de voiles déferlées et de leurs courbures, p’est-à-dire, de la moindre ou plus grande vitesse du vent. Pour lemême‘vaisseau de 60 canons, lorsqu’il ne porte pas plus de8934 pieds quarrés de voilure, c’est le vent arrière qui est leplus avantageux; mais ce n’est plus celui-là lorsqu’on augmentede voiles; et eníin lorsqu’il porte un appareil de 17680 piedsquarrés, c’est sangle de 4 l ° 56 7 avec la quille qui lui donnerala plus grande vitesse. Substituant ces angles les plus avanta-geux dans la formule qui donne la vitesse, on trouve le maxi-mum maxìmorum de la vitesse. Dans le vaisseau de 60 canonsqui sert toujours d’exemple à l’auteur, cette plus grande vitesseest de ~ de celle du vent; dans un chebec , elle est de f||, oude ^ plus grande que celle du vent. La formule qui donnela plus grande vitesse avec laquelle le vaisseau peut gagner auvent est très - compliquée, elle fait voir que les angles qui luirépondent ne sont pas les mêmes que ceux qui procurent leplus grand sillage; qu’ils en diffèrent beaucoup, mais qu’ilsdépendent des mêmes élémens autrement combinés ; et Fau-teur fait voir qu’on peut gagner au vent un tiers de plus qu’onne Fa fait jusqu’ici,

Selon la théorie ordinaire, dit Juan, le vaisseau ne peutprendre que fff de la vitesse du vent, en le supposant mêmeun des meilleurs voiliers , et naviguant avec toutes voiles, ventarrière , ou vent largue ; deux positions qui paroissent indif-férentes à Bouguer : suivant Mariotte, Clarke et Derham , etd’après les propres expériences de Fauteur, on ne peut passupposer que le vent parcoure plus de 24 pieds par seconde,encore est-il fort douteux qu’il ait autant de vitesse : lorsqu’un vais-seau navigue à toute voile , le vaisseau ne pouvant prendre queles fyg de la vitesse du vent, cela répond à 4 milles 4 par heure ;résultat bien éloigné de 9, 10 et 11 milles qu’un vaisseau faiten pareille circonstance, comme le savent tous les marins. Pourque le vaisseau parcourut 11 milles, il faudroit d’après ce prin-cipe , que le vent eût une vitesse de 62 pieds anglois par seconde ;vitesse excessive, et qui est à-peu-près celle qu'observa Derhamdans un ouragan. Ces conséquences sont même déduites en pre-nant la théorie du côté le plus avantageux , car il y a un autrecas, mentionné par Bouguer, où le vaisseau ne devoit faireque 3 milles | ; où, ce qui revient au même , où le vent devroit