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Tome quatrième.
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44o HISTOIRE

la mieux démontrée , parce que les faits inspirent plus de confianceque les calculs; du moins on seroit sûr, par la voie des expé-riences, de n’acquérir que des connoissances certaines sur larésistance des fluides, et de détruire les anciens préjugés.

Les principaux résultats qu’il se permit de déduire de ses ex-périences, lurent i°. que les résistances que les corps éprouventen se mouvant, soit dans flair, soit dans fléau, sont, touteschoses égales d’ailleurs, proportionnelles aux carrés des vitesses ;2°. que les résistances des surfaces planes qui se meuvent dansflair, croissent en plus grand rapport que l’étendue de ces sur-faces; 3 °. Que la théorie ordinaire est entièrement fausse dans

I estimation des résistances des surfaces planes, frappées obli-quement par les fluides, et quelle trompent également dansl’estimation des résistances des surfaces courbes ; avec cette dif-férence qu’elle donne celles-ci plus grandes, qu’elles ne setrouventpar Aexpérience, et qu’au contraire Inexpérience donne les autresplus grandes qu’elles ne se trouvent par la théorie ordinaire,{Mémoires de V'Académie, ìyóò , p. 353 . 1767, p. 5 y 5 . )

Le cit. Dumaitz fit voir aussi l’insuffisance des règles reçues,comme on le voit dans ses Remarques , imprimées en 1765, àla suite de fl Abrégé du pilotage , par le Monnier, avec l’appro-bation de l’Académie. Don Georges Juan donna dans son Exa-men maritime , de 1771 , un traité absolument nouveau de lathéorie des fluides ; fauteur y expose d’abord les principes fon-damentaux de sa théorie, et traite de faction des fluides surles corps tant dans l’état de repos que dans celui de. mouve-ment. Il fait connoître les erreurs auxquelles conduisent lesthéories des géomètres lorsqu’on les applique aux fluides pesans :ii fait voir les différences qui ont lieu selon que la surface estentièrement submergée , ou qu’elle ne l est qu en partie, à causede la dénivellation des fluides qui a lieu dans ce dernier cas.

II traite ensuite des résistances horizontales qu’éprouvent lescorps mus dans les fluides, et de celles qu'ils éprouvent lors-qu’étant en repos, ils sont choqués par le fluide, car ces deuxcas ne sont pas du tout les mêmes comme on l’avoit cru jus-qu’alors. II combine des expériences et fait voir combien elless’accordent avec la théorie. II examine les résistances verticalesdans les mêmes circonstances, et déterminant les altérationsproduites par les dénivellations occasionnées par Je mouvementdes corps, il fait voir en quoi les résistances dépendent de lalongueur des corps : il traite ensuite des lignes et des surfacesqui éprouvent les moindres résistances, et de celles qui , jouis-sant de cette propriété, doivent terminer des bases données etrenfermer un corps déterminé.

Juan examine le rapport entre les temps, les espaces parcourus

et