Band 
Tome quatrième.
Seite
452
JPEG-Download
 

45s HISTOIRE

néralement ces deux espèces de résistances. Pour espérer deparvenir à une telle formule, il faudroit faire directement desexpériences sur des proues poligônes ou curvilignes d’un très-grand nombre d’espèces : mais on sent combien un pareil travailest diííicile. Un autre moyen de parvenir au même but, seroitd’étndier avec attention dans les bateaux ordinaires, dans lesvaisseaux flottans à la mer, les propriétés dépendantes de larésistance du fluide, et de combiner l’effet de cette résistanceavec la forme de la carène. Des tables construites sur de sem-blables observations variées et multipliées, serviroient à déter-miner la loi de la résistance, et à régler la proportion des partiesde chaque vaisseau relativement à son objet : les défauts qui seglissent presqu’inévitablernent dans les constructions de toutesles machines pourroient être ensuite corrigées,du moins en grandepatlie par le moyen de l’arrimage.

Les expériences firent voir aussi qn’une poupe alongée faitaugmenter sensiblement la vitesse du sillage, ct comme on connoîtpar ccs exj éi iences les rapports dos temps employés à parcourirun même espace, on e t tn état de déterminer les rappoits desrésistances : ainsi, on trouvera que sous la même vîtessele bateaugarni d une poupe triangulaire isocèle, dont l’artgle du sommetest de 48 degrés, éprouve une résistance moindre que cellequ’il éprouvoit quand it n’avoit pas de poupe, dans le rapportde i 5 ^à 14 environ.

On examina de même si la longueur d’un vaisseau influe surla vitesse du sillage 5 cette question est en quelque sorte comprisedans les précédentes, et se résout par les mêmes moyens. II estconstant, par les expériences de iyyâ, que les résistances per-pendiculaires de différentes surfaces planes, pour une mêmevitesse , sont sensiblement proportionnelles aux étendues de cessurfaces, mais cette loi n’a lieu que pour des bateaux qui ontune certaine longueur relative à leur largeur. 11 résulte que lefluide écarté par devant n’a pas une liberté suffisante pour cou-ler le long du bateau et pour venir occuper le creux qui seforme à barrière. II existe donc dans tous les cas un certainrapport entre la largeur et la longueur d’un vaisseau, pour quela vitesse du sillage acquière toute la plénitude dont elle estsusceptible ; mais ce rapport dépend en j artie de la directiondes molécules fluides en partie de la forme de la carène , eten partie de la vitesse même du sillage. Vainement on entre-prendroit de la soumettre aux formules d’analyse, les élémensde la question sont trop compliqués, trop peu appréciables,trop mêlés ensemble. Mais les expériences font voir que pourla résistance directe et pour des vitesses de 2 ou 'á pieds parseconde, la longueur du vaisseau doit être au moins triple de