DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. VIII. 4 fyutile aux effets qu’on en attend ; sur l’inílence de la differencedes tirans d’eau de Pavant et de l’arrière ; sur l’esfet des semellesque portent des bâtimens à fonds plats dans des routes obliques ;sur la navigation extraordinaire qu’on raconte des gros volans desîles Marianes, dont les formes ingénieuses s’écartent de toutesles formes connues , et dont la marche est d une rapidité que lesbâtimens des nations les plus éclairés n’ont pu encore atteindre.
Aussi les commissaires de l’Académie des Sciences disoiejitdans leur rapport « qu’il est très-probable que les proues peuvent» beaucoup varier, le maître-couple restant toujours le même,» sans que la résistance de l’eau éprouve des changemens sen-» sibles ; et qu’on a de grandes obligations à M. Homme d’avoirn prouvé par des expériences, cette vérité qui est de la plus> 5 grande importance pour Part de la construction, et qui peut» beaucoup contribuer à sa perfection ».
Le cit. Dumaitz a parlé- d’un nouveau genre de résistance defluides qu’il nomme accidentelle, et qu’il explique dans sonouvrage. Un vaisseau mal en assiète a une grande difficulté àmarcher, parce que le vaisseau est plus ou moins jeté sur ledevant. Des vaisseaux semblables ayantle même tirant d’eau, onÇdes différences de marche, d’un petit vent, principalement si lavoilure est différemment placée quoique la même en quantité.II y voit la cause des disparates qu’on a observées dans les expé-riences sur la résistance des fluides ; des différences de marchesur des vaisseaux faits sur le même plan. C’est peut-être , dit-il,l’observation la plus importante de ce traité de construction. C’estsurtout quand la mer est agitée qu’il en résulte une résistanceaccidentelle, surtout au plus près ; elle fait que le tirant d’eau,la voilure et la vitesse des vents étant les mêmes , la vitesse duvaisseau diminue ; or il est certain que, quand la mer est agitee,quand on voit par l’inclinaison latérale que la force du ventest la même, la marche des vaisseaux diminue souvent de plus demoitié de ce qu’elle seroit d une belle mer. Après avoir calculéle Dêjenseur , vaisseau de 74 canons, la Malicieuse , frégatede Ò2 et quelques autres, il lui parut qu’on pouvoit regarderla résistance accidentelle comme égale à la surface absolue d’unepartie du maître-couple qui auroit pour hauteur le quart decelle de la vague, prenant cette partie vers la flottaison.
L’auteur nomme cette résistance accidentelle, parce que cetteplus grande difficulté vient d une mauvaise disposition des voileseu égard au fond , et qu’on peut la faire disparoître. II a étenduce nom à cette difficulté de marcher qui est occasionnée par«ne mer agitée quand on a ce que les marins appellent la merdebout, parce que c’est encore un accident particulier. Personnen’a eu plus de facilité que lui de vérifier ses idées, ayant eu
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