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Tome quatrième.
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DES MATHEMATIQUES. Pakt. V. Liv. VIII. 465parce que la lame étant toujours supposée d’une grandeur uni-forme, elle enveloppera une partie du navire, d’autant moindreque celui-ci sera plus étroit. £t comme l’inertie croît en raisondes cubes des longueurs , lorsque l’on considère l’étendue descouples comme donnée, tandis que le bras du levier par lequelagit la lame ne croît que comme les longueurs , le navire nepourra pas prendre une si grande vitesse ; et alors le tangagese faisant avec plus de lenteur, le navire ne sera plus exposeà ces secousses fâcheuses qui fatiguent beaucoup le vaisseau ,interrompent une partie de la marche et mettent la mâture endanger de se rompre.

Quand un vaisseau est mis à l’eau, si par hasard son arrièrese trouvoit trop maigre, et que sa différence de tirant d’eaufût plus grande que celle que l’on espéroit lui donner, il faudroitbien se garder de corriger ce vice par l’arrimage, car en cecas on rendroit le navire encore plus mauvais. En effet, si l’onsurcharge Pavant de lest pour le ramener à son tirant d’eau,l’on fait sortir de l’eau, une partie de barrière, déjà trop peurenflée par rapport à Pavant, et celle qui vient ensuite au niveaude Peau Pétant encore moins, il s’en faut de beaucoup que lescapacités de Pavant et de l’arrière ne soient égales en dessuset en dessous de la ligne de ílotaison. Les mouvemens d’un telvaisseau doivent donc fatiguer sa mâture.

Delà est venu cet axiome de marine que l’on doit à la pra-tique : que tout vaisseau mal balancé à les mouvemens rudes.Les constructeurs entendent par balancement, le rapport qu’ily a entre les capacités de Pavant et celles de barrière. En effet,si une de ces parties est beaucoup plus maigre que l’autre , ilest impossible que la ligne d’eau de barrière ait assez d’ana-logie avec celle de Pavant. Pour avoir la facilité de bien ba-lancer son vaisseau, il faudra donc rapprocher le maître-couplele plus que l’on pourra du milieu, par-là on aura plus de facilitéà observer l’analogie indiquée entre les capacités de Pavantct celles de barrière. L’on perd un peu sur 1 inertie du navireen approchant le maître-couple du inilieu ; mais d’un autre côtéon gagne sur la vitesse du fluide qui frappe le gouvernail. Eneffet, dès-lors qu’on se permet de reculer le maître-couple versle milieu, on peut rendre la proue plus aiguë, et diminuer larésistance qu’elle éprouve. Alors la vitesse du sillage venant àaugmenter, le gouvernail doit frapper Peau avec plus de force;et loin de perdre sur la propriété de gouverner, l’on y gagneracertainement.

Ainsi, dans les frégates qui sont sujettes à tourmenter beau-coup à la mer, et qui ne sont point faites pour combattre enligne, mais dont la principale destination est de faire la courseTome IV. N n n

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