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causes. II considère d’abord le vaisseau comme un pendulesimple, ainsi que l’avoient fait tous les auteurs, et donne non-seulement l’expression du temps dans lequel il achève son roulis ,mais encore celle de la vitesse avec laquelle il l’exécute, ainsique faction que les mâts et le corps du navjre éprouvent dansce balancement. II fait voir que cette action, qui est la premièrechose à laquelle on doive faire attention, n’est pas précisémenten raison inverse des temps; qu’elie dépend aussi de la gran-deur du roulis; et cette grandeur, le vaisseau toujours consi-déré comme un pendule simple, ne dépend en aucune manièredu temps ; elle est si éloignée d’en dépendre , que la plus grandeaction a lieu précisément au moment où le vaisseau cessant dese mouvoir est sur le point de se redresser.
II examine ensuite le roulis qu’occasionne la lame, et le tempsqu’elle emploie à passer sous le vaisseau, il fait voir combienla vitesse de la lame influe sur ce balancement, et le peu dontles voiles altèrent ces effets ; il démontre que le temps est granddans les petites lames , qu’il diminue jusqu’à être un minimum ,et qu’il augmente de nouveau dans les plus grandes lames. Dansun vaisseau de 60 canons, la lame qui est à un peu plus detrois pieds de hauteur est celle qui passe le plus promptementsous sa carène, toutes les autres plus grandes ou plus petitesemploient plus de temps; il fait remarquer la différence quiexiste entre les lames agitées par un vent constantet celles qui sub-sistent après que le vent qui les a produit s’est calmé. L’auteurfait connoître à ce sujet l’erreur dans laquelle est tombé Bou-clier sur ces dernières lames, en croyant que les roulis de lafrégate le Triton duroient 4 secondes 4 . II analyse scrupuleu-sement les avantages et les inconvéniens des différentes dispo-sitions qu on pourroit donner aux fardeaux qui composent lacharge, soit en les éloignant ou les rapprochant du centre degravité, soit en faisant varier la hauteur du métacentre, et ilfait voir les grands inconvéniens qui auroient lieu en diminuantla distance du métacentre au centre de gravité; parce qu’alorsles lames passeroient par-dessus le vaisseau et l’inonderoient ;objet de la plus grande importance et qu’on n’avoit pas encoreconsidéré.
11 donne ensuite la vraie théorie du roulis ; il en déduit savéritable durée, et fait voir qu’elle tient un milieu entre cellequ’on obtient en considérant le vaisseau comme un pendule,et celle qui auroit lieu par la seule action de la lame. II déter-mine ensuite la grandeur du roulis , et fait voir qu’elle augmenteconsidérablement lorsqu’on éloigne les poids de saxe de rota-tion, ou qu’on diminue la hauteur du métacentre, sans quesa durée augmente sensiblement; d’où il résulte beaucoup plus
d’inconvéniens