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ixtraordinaires, et par conséquent plus redoutables. DonGeorgestraite ensuite le tangage dans le même ordre et avec la mêmeétendue que le roulis; d’où il sembleroit résulter d’abord qu'ondevroit en déduire les mêmes conséquences. Mais dans les roulisil n’étoit pas nécessaire d'avoir égard à la vitesse du vais-seau , tandis que cette considération devient indispensable dansla théorie du tangage. C’est donc en considérant cet élémentde plus qu’il détermine la vraie durée du tangage, et trouveqit’elle est d’autant plus petite que le sillage du navire est pinsgrand. Le vaisseau de 60 canons naviguant à la bouline avecio pieds de vitesse par seconde-, la laine ayant 9 pieds de hau-teur , achèvera son tangage en moins de temps qn’en le con-sidérant comme un pendule. Examinant ensuite la grandeurdu tangage, sa plus grande vitesse, l’action qui en résulte surla mâture, et le cas de Ja moindre action, le vaisseau consi-déré comme un pendule, il en déduit les mêmes conséquencesque pour le roulis. Mais dans ce dernier cas la durée de l’os-cillation est moindre que celle qui seroit causée par la seuleaction de la lame , tandis que c’est le contraire dans le tangage.Par cette raison, au lieu d'éloigner les poids du centre de gra-vité pour soulager la mâture comme il seroit nécessaire dansle roulis, il fau droit au contraire les en rapprocher pour letangage, en allégeant le plus qu’il est possible les extrémitésdu vaisseau,
L’auteur démontre également que l’action qu’éprouve la mâ-ture dans le tangage est comme les quarrés des longueurs desnavires; d’où»l'on voit qu’il convient de ne pas trop les allongerdàns la seule vue de leur procurer un peu plus dé marche. Ladiminution de la distance du métacentre au centre de gravitéconduit encore comme dans les roulis à diminuer le travail dela mâture; rnais il en résulte aussi que les élévations des eauxà la proue seroient plus considérables; et d’autant plus que lavitesse du vaisseau contribue dans-le tangage à augmenter ceteffet. Dans le 1 vaisseau, de 60 canons, naviguant à la boulineavec iO' piedside, vitesse par seconde, il trouvé qu’une lamede 'o pieds de hauteur s’élève de plus de 9 pieds à la proue ,tandis quelle ne s’élèveroit même pas .de 6 pieds si le vaisseaune marchoit pas. Dans le même vaisseau ,• avec une lame dé36 pieds, Peau s’élèveròit à ió pieds, si le vaisseau étoit sansmouvement progressif’, tandis -.quîen-lui supposant un sillagede 10 pieds, par seconde, elle s’ólèvtìroit jusqu’à 20 pieds — ;c'est-à-dire! plus de pieds au* dessus du corps du navire. Cecifait voir la nécessité àk diminuer la voilure dans les vents forcés,;comme le font tous les marins , et démontre l’impossibilité dsporter toute la voilure comipe» l’a prétendu Bouguer. Lorsque