DES MATHÉMATIQUES. Paut.Y. Liv. VIIT. 4 7 5l es lames choquent par la poupe, la vitesse dn vaisseau pro-duit un effet tout contraire; elle diminue l’élévatio» des eaux.Dans le cas ci-dessus, le vaisseau de 60 canons cinglant avecune vitesse de 15 pieds par seconde, les lames ayant 36 piedsde hauteur , on trouve que les lames doivent s’élever seulementde 10 pieds £ à la poupe, tandis qu’on vient de voir quelless’élèveroient de 2,0 pieds la proue : cinq pieds de plus devitesse dans le vaisseau, ne diminueroient que d’un demi-piedl’éléyation des eaux à la poupe. O11 voit de-là le peu de né-cessité qu’il y a, naviguant vent arrière , de forcer beaucoupde voiles dans la vue seule de fuir la lame ; il suffit d’en porterassez pour donner au vaisseau un sillage de i5 pieds par seconde,ou un peu plus.
I X.
De VArrimage;
La manière de lester et d’arrimer un vaisseau, ou d’en dis-tribuer la charge dans ses différentes parties influe beaucoupsur sa marche et sur ses autres propriétés ; aussi l’Académiedes Sciences s’en occupa beaucoup, et elle a publié plusieurspièces intéressantes sur ce sujet.
En 1761, il y eut deux pièces d’Euler et de Bossut; elles sontdans le septième volume des Prix.
En i 7 65, il y en eut quatre du ci t. Groignard et du cit. Gau-thier, habiles constructeurs, des citoyens Bossut, Bourde de Vil-liuet, officier de la marine marchande, connu par différensbons ouvrages , mort en 1787 ; elles sont dansleneuvième volumeque le cit. de la Lande nous a procuré en 1777.
Groignard observe in commençant qu’il n’y avoit eu jusqu’a-lors pour l’arrimage aucune règle connue. On arrime encoreaujourd’hui, dit-il, comme on faisoit au milieu du siècle der-nier. On donne aux vaisseaux neufs la quantité de l’est assignéeaux vaisseaux du même rang. On le place également dans tous,de la même façon; et si, lorsque l’arrimage est fini, le tirantd’eau n’est pas tel qu’on l'avoit projeté, on corrige cette dif-férence avec du lest qui est en réserve, et que l’on transporteà une des extrémités pour rappeler le vaisseau au tirant d’eauque l’on désire. On tâtonne un peu moins à la seconde campagne,et après plusieurs voyages, on se fait une espèce de règle pourla quantité de lest à mettre, et pour le tirant d’eau du vaisseauen mettant ce lest.
Les constructeurs un peu instruits , ne se trompent pas surla quantité de lesta mettre dans les vaisseaux neufs, du moins
O o o z