4 ,m histoire
h. une eau coulante, l’eau «'élèvera non seulement jusqu’ù sonniveau , mais au dessus, et que cet excès de hauteur sera commele qnarré de la vitesse avec laquelle l’eau se présentera à souembouchure. Ce sera donc la même chose si dans une eau dor-mant» on promène ce tube en présentant son embouchure di-rectement à l’eau ; car il est indifférent que ce soit l’eau quise meuve ou bien le tube, pourvu que la vitesse respective soitla même.
Si donc on ajuste dans une monture convenable un tube ver-tical ct recourbé horizontalement, et qu’on le plonge à la pouped’un bateau, de manière que l'emboucbure du tube horizontal,un peu évasée en entonnoir, se présente à la proue, le bateauétant en mouvement, l’eau montera au-dessus du niveau, etil sera facile d’en déduire la vitesse.
Suivant Pitot, ( Mémoires, 1732, p. 872 , ) l’eau s’élève de 4pouces pour une vitesse de 3 lieues par heure , et les élévationssont comme les quarrés de vitesses, étant égales à celles des chutesd’eau, qui peuvent produire ces vitesses, ôn estime aussi quela force de 1 impulsion est égale au poids d’un solide d’eau,qui auroit pour hauteur celle d’où l’eau auroit dû .tomber pouracquérir la vitesse du courant. D’après cela, on feroit aisémentune table des hauteurs de l’eau au-dessus de la ílotaison pourchaque vitesse du sillage, mais il vaudroit encore mieux la taired’après l’expérience.
Pitot nous raconte qu’ayant fait des expériences de sa ma-chine dans un bateau remontant la Seine à la voile par ungrand vent, et ayant mesuré le chemin qu’il avoit fait pendantune heure, en tenant compte de la vitesse de la rivière » il avoittrouvé le chemin parcouru assez conforme au calcul.
II seroit donc question pour appliquer ceci à la navigationde percer vers le point de sa quille le plus voisin du centrede mouvement du vaisseau, un trou par lequel passeroit la mon-ture du tuyau. Comme il seroit aisé d’interdire tout accès àPeau par cette ouverture, il n’y auroit nulle crainte à cet égard ;l’eau. du tuyau s’élèveroit dans le vaisseau , et l’on verroità chaque moment Pétât de sa marche. Mais je ne sais si l’ona fait cette épreuve en mer. Le risque d’affoiblir par un trou d’unpouce seulement une pièce aussi essentielle que la quille d’unvaisseau, a paru peut-être trop imminent. Quand on considèrenéanmoins la force de cette pièce, il n’y a pas d’apparencequ’un trou d’un pouce quarré fût dangereux, d'autant plus qu’onpourroit en cette partie laisser plus de largeur à la pièce, oula raffermir par d’autres expédiens. Les corps étrangers qui en-treroient dans le tuyau feroient un obstacle à cette méthode;mais on pourroit fort bien arranger un tube qui se retireroit