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Tome quatrième.
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DES MATHÉMATIQUES. Paivt. V. Liv. IX. 531grande habitude pour juger de la vitesse d’un vaisseau , qu’enregardant seulement l'effet de l’eau sur le côté , ils peuvent direnous filons tant de nœuds.

On a vu un corsaire filer 17 nœuds , il faisoit donc i36 lieuespar jour et 26 pieds par seconde.

Quand on a observé la direction et la vitesse du navire , onrapporte le chemin parcouru sur une carte ; mais la manière dedresser une carte marine , est encore une chose qui doit entrerdans notre histoire. Les cartes réduites, c’est-à-dire , les cartesmarines de Mercator ou de Wright, sont les plus utiles qu’il yait, parce qufe les routes y sont ries lignes droites ; on peut enregarder 1 invention comme une des découvertes importantes duib c siècle. Gérard Mercator publia vers l’an i568 une carte, oùles degrés de latitude alloient en augmentant vers les pôles, dansle même rapport que les parallèles diminuent ; mais il n’en ex-pliqua point les principes , ce fut Edward Wright, anglois , qui,vers l’an i5qo , découvrit les vrais principes sur lesquels cescartes dévoient être construites : il en fit part à Jodocus Hon-dius , graveur , qui s’en attribua l’invention , mais elle fut reven-diqué par Wright , dans son livre intitulé : Certain errors innavigation detected and corrected , où il rend justice d’ailleursà Mercator : celui-ci a eu l’idée , mais Wright est le véritableauteur de cette belle découverte. Astronomie , art. 4070.

I I I.

Des Instrumens pour prendre hauteur en mer.

L’usage de la boussole et du loc seroient insusfisans pour con-noître la situation du vaisseau si l’on n’observoit pas la latitude,aussi les navigateurs prennent-ils exactement tous les jours lahauteur du soleil à midi ; si l'on a trouvé, par exemple, la hauteurdu soleil de 64", lorsque sa déclinaison boréale est de 20°, onest certain que l’équateur est élevé de 41 0 , et par conséquent lepôle de 49 q , c’est la latitude du vaisseau.

Mais si l’on fait attention à la grande différence qu’il y a entreun observatoire terrestre , solide, et même rendu tel par desconstructions faites à dessein , et un observatoire sans cesse agitépar les flots , l’on n’aura pas de peine à concevoir que les instru-mens à employer dans le vaisseau, doivent être d’une nature etd une construction toutes différentes ; à la mer, l’observateur etl'instrument doivent en quelque sorte faire corps ensemble ; et1 observateur attentif à tous les mouvemens du navire avec les-quels il doit être familier, doit chercher , en s’y prêtant, à con-server toujours sa position; encoreest-il bien difficile qu'ilconserve

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