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Tome quatrième.
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DES MATHÉMATIQUES. Part.'V. Liv. IX. 53 7Mioìtié l’on voyoit l’horizon. Ainsi l’observation se íaisoit enayant le soleil à clos comme dans les quartiers ordinaires. Leplan de l’instrument étant placé dans le vertical du soleil, onélevoit ou baissoit l’alidade, ensorte que mirant à l’horizon ,on l’apperçùt d’un côté, et de l'autre l’image du soleil réfléchiepar le miroir. On íaisoit après cela ensorte que la ligne de l’ho-rison rasât le bord du disque du soleil, et alors l’arc comprisentre la division zéro et celle que inontroit l’alidade, donnoitla hauteur du soleil au-dessus de l’horizon; sauf les réductionsà faire pour la dépression de l’horizon, la réfraction et le demi-diamètre de l’astre.

II est aisé de voir que rien n’étoit mieux imaginé, et c’estavec raison que Fouchy dit que c’étoit la première fois qu’oneut employé une seule lunette à représenter à-la-fois deux objetséloignés. C’eût été , nous le répétons , une perfection ajoutéeau quartier anglois, et qui eût fait révolution dans la marine sansl’invention de i’oetant de Hadley qui réunit un avantage de plus,celui de tenir les deux objets comme collés l’un à l’autre , malgrétous les mouvemens du vaisseau et de l’observateur, avantageque n’avoit pas le quartier de Fouchy ; nous ne savons pointpourquoi cette innovation faite au quartier anglois ne parutpoint dans les Mémoires de l’Académie. Peut-être que Fouchy ,informé de la lecture de Hadley , à la Société .Royale, ne jugeaplus à propos d’insérer son mémoire.

Dans la suite, en 174°» Fouchy , sur les invitations du comtede Maurepas, ministre de la marine, reprenant ses idées surla perfection des instrumens à prendre hauteur, proposa unautre secteur ou octant, où par le moyen de deux miroirs dis-posés autrement que dans l’instrument de Hadley, avec unelunette, il remplit le même objet. Il fit part à cette occasionde ses tentatives longtemps inutiles pour remédier à l’incon-vénient de la double et même multiple image des miroirs deglace 5 et il employa, pour le corriger, un expédient particu-lier et ingénieux qu’on peut voir dans le mémoire même, maissur l’exactitude duquel nous croyons qu’on peut élever des doutessondés. Au reste cet inconvénient est aujourd’hui levé parl'emploi du platine qui fournit des miroirs propres à résistermême à l’eau forte. Tous ces moyens de prendre hauteur cnmer ont fait place à celui des instrumens à réflexion que Hadleyproposa en lydi , et dont on a vûla description dans le secondlivre de cette cinquième partie , où il a été question de l’optique;

II arrive souvent qu’on ne peut prendre hauteur à midi, maisqu’on l’observe avant ou après ; or, connoissant deux hauteursd’un astre, et l’intervalle des deux observations avec la hauteurdu pôle, on peut trouver la déclinaison et l’angle horaire ; etTome iy, Y y y