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Vanlangren. Et cet astronome emploie aussi la lune à la dé-termination de la longitude, mais il suppose qu’on observe lepassage de la lune au méridien , et qu’on sache par les tablesle lieu du nœud en ce même moment. Or, on ne peut savoirprécisément la distance au méridien , comptée sur l’écliptiquequ’on ne sache déjà la différence des temps entre le lieu destables et le moment de l’observation; car ce n’est que par cemoyen qu’on peut connoître le point de l’écliptique culminant.Cependant Vanlangren ne laissa pas daller en Espagne y sol-liciter une récompense, et s’il n’obtint pas la somme promisepour la découverte des longitudes, il obtint au moins une pen-sion de 1200 écus. Morin s’en plaint beaucoup dans son Fac-tum imprimé en 1 ^ 44 - Ses plaintes eurent cependant à la íinquelque effet, et il obtint une pension de 2000 livres dont iljouit le reste de sa vie.
Galilée qui avoit découvert les satellites de Jupiter compritbien qu’une des premières utilités que présentoit sa décou-verte étoit la détermination des longitudes en mer. En effet,si l’on pouvoit trouver un moyen de s’assurer par une bonnethéorie des mouvemens, au moins du premier satellite pourprédire son occultation, et qu’on pût trouver le moyen d’ob-server en mer le moment de ce phénomène, la différencedes temps donneroit la différence des méridiens. On suppose ,cornu,e l’on volt ici, qu’il est toujours possible d'avoir, parl’observation céleste , 1 heure du vaisseau, comme nous l’ex-pliquerons ci après ; et Galilée ne désespéra point d’amener lathéorie des satellites au point de pouvoir prédire, à une mi-nute près , les éclipses du premier satellite. Ses travaux furentdirigés longtemps vers cet objet; quant au second, il ne dé-sespéroit pas qu’on put observer en mer ces éclipses. Il ne luiavoit cependant pas échappé que cette observation étoit difficileà la mer, à cause de son agitation et du roulis du vaisseau,qui permettent à peine de mettre l’astre dans le champ de lalunette, à plus forte raison de l’y conserver longtemps. Maisil avoit imaginé un moyen ingénieux qu’on a trouvé dans sesmanuscrits ; c’étoit une espèce de casque dont les ouverturesrépondantes aux yeux étoient chacune garnie d une lunettetellement adaptée qu’on y vit le même objet. En supposantchacune de ces lunettes assez forte pour faire appercevoir lessatellites , l’observateur affublé de ce casque devoit voir Jupitercontinuellement comme avec ses deux yeux, et conséquemmentobserver l’iimuersion du satellite. Cette idée seroit encore bienplus praticable aujourd’hui qu’on a trouvé le moyen de fairedes lunettes acromatiques de 7 à B pouces avec lesquelles onpeut appercevoir les satellites* D’ailleurs Besson avoit déjà ima-