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3 °. On doit faire ces observations avec un bon sextant, oumieux encore avec un cercle de réflexion dont nous avonsparlé dans le troisième volume.
4°. II ne faut pas que les deux astres soient ni trop voisins,ni trop éloignés. Une distance entre 60 et 40 degrés paroît laplus convenable.
ó°. 11 est à propos que les deux astres ne soient pas tropvoisins de l’horizon, à cause de l’irrégularité des réfractionsqui a lieu dans la proximité de ce cercle. Dix ou douze degrésau moins au dessus de l’horizon paroissent être une limite con-venable à cette observation.
6°. 11 faut employer dans le calcul de bonnes tables de lo-garithmes comme sont celles que Firmin-Didot a stéréotypées,d’après celle de Gardiner, publiées en 1742, réimprimées en.1770 à Avignon, et à Paris , in- 8°. Au défaut de ces tablesil y en a aujourd’hui un grand nombre où le calcul est pousséà ce nombre de décimales, comme celles de Hutton , de Schultze ,de Vega. (Nous en avons parlé t. III. p. 3 56 .
II ne restoit plus d’autres difficultés dans la pratique de cetteméthode, que le calcul de la réfraction ct de la parallaxe danschaque distance apparente, ce calcul est long. Lyon», (mortvers 1775) avoit donné une méthode commode pour le faire,dans le Nautical Almanac de 1767, avec des tables qui pou-voientdéjà contribuer à abréger le calcul. Maskelyne en a donnéune dans le livre que j’ai cité, et il en a rendu l’usage plusaisé par le moyen de trois tables qui sont dans le NauticalAlmanac de 1772. On en trouve la démonstration dans laseconde édition de Y Astronomie de la Lande , de même quede la méthode de Lyons. Dans la troisième édition on trouvela démonstration de la méthode de Dunthorn , mort en ijyS, quiest la plus simple, pourvu qu’on ait la table des différenceslogarithmiques, insérée dans le Nautical Almanac, de 1767,dans la Connaissance des Temps , de 1779, et avec plus d’é-tendue, dans les Tables requísite , de 1781.
Enfin, il y a une méthode de Mendoza, publiée en i8oien Angleterre, et qui semble encore plus courte.
Les commissaires de la longitude engagèrent M. Lyons ,M. Parkinson le jeune et M. Williams , maître-ès-arts et membredu collège de Christ à Cambridge , à calculer de grandes tablesdétaillées qui parurent en 1772, en un immense volume in-folio ,intitulé : Tables for correcting the ejfects of parallax andréfraction on the observe d distance taken between the moonand sun or a fxed star , etc. , c’est - à - dire , Tables pourcorriger les effets de la parallaxe et de la réfraction sur Ivdistance observée entre la lune et le soleil , ou une étoilefixe.