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Tome quatrième.
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DES MATHEMATIQUES. Part. V. Lrv. IX. 5 nd’où Von déduit exactement par la seule inspection la dis -tance vraie et le temps correspondant à Greenwìch. Londres.Le docteur Shepherd fut le promoteur de cette entreprise.

M. Williams a pris part à ce travail jusqu’à yé" de distance,les deux autres ont fini l’ouvrage. On a calculé par la règle deM. Lyons les nombres qui répondent aux distances de 4 en 4°.

Pour rendre l’usage de ces tables plus faciles, M. Margetts aimaginé d’en représenter les nombres par 101 grandes figuresen 70 planches in-folio , au moyen desquelles quand on se con-tente d’une précision de 10 à 12", on peut prendre à la seule ins-pection et sans tirer une seule ligne la distance vraie. Chaquefigure contient un grand nombre de lignes verticales , où sontmarquées les hauteurs de la lune de degré en degré ; tandis quedes lignes courbes obliques désignent par leurs ordonnées leshauteurs du soleil ou de l’étoile. La correction à faire à raisonde la réfraction et de la parallaxe ( supposée à l’horizon deò’ò' ) est marquée par des lignes horizontales de minute en mi-nute. Mais comme la parallaxe horizontale de la lune varie de53 ' à 62, il a été nécessaire d’y ajouter une petite correction ,qui se prend avec la plus grande facilité sur un triangle à part,dont les abscisses expriment les différentes quantités de cetteparallaxe, et les ordonnées , la correction à faire en conséquencede la première. II semble qu’on ne peut rien imaginer de pluscommode que cette invention de M. Margetts.

Tandis que M. Margetts mettoit au jour cet utile travail, l’Aca-démie des sciences de Paris proposoit un prix , dont P objet étoitla même correction à trouver par quelque moyen affranchissantles marins de tout calcul. Cet objet a été rempli par le çit. Richer,habile artiste de Paris , à qui l’Académie donna le prix en 1791.Le moyen de Richer consiste en un instrument, par lequel on.fait, au moyen de quelques règles mobiles , tournantes lesunes sur les autres, la résolution des deux triangles sphériquesqu exige la distance apparente en distance vraie , comme nousPavons dit ci-devaut. L’idée de cet instrument est fondée surune théorie des projections du cit. de la Grange , au moyen delaquelle on peut représenter en plan , et par des lignes droites ,les triangles sphériques. C’est ainsi qu’une idée heureuse quisembloit n’être qu’une simple spéculation, mais saisie par unhomme doué de génie est appliquée utilement aux arts. Cet ins-trument est décrit dans l 'Abrégé de navigation du cit. de laLande , mais Richer l’a considérablement perfectionné en 1801.

II est nécessaire de dire ici quelques mots sur un autre pro-blême , duquel dépend toute la pratique des longitudes enmer , soit qu’on les cherche au moyen du garde - temps , soitqu’on y emploie les observations de la lune. C’est celui de dé-

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