BITUMES.
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qu’on nomme canopes, el qui font aussi partiedes funérailles égyptiennes. Celui des bandelettesest sec, friable, et présente tous les caractèresd’une substance bitumineuse cuite à l’excès, tandisque celui du crâne et des canopes s’amollit parlachaleur de la main, se laisse pénétrer par l’ongle,et coule en brûlant à la manière de la poix.
Il me semble donc assez bien prouvé que lenaphle cl le pétrole ont partagé avec Y asphaltel’honneur d’avoir conservé les restes de Sésostris ,et d’avoir préservé les momies en général del’attaque des insectes (i); car, je le répète, l’as-plialte ne peut point devenir assez liquide enchauffant, pour s’insinuer dans toute l’épaisseurdes muscles et dans le tissu le plus serré des os ,tandis qu’il a pu entrer sans inconvénient dans lacomposition du baume destiné à remplir les ca-nopes (2) et les cavités du crâne.
(1) M. Champoléon de Figeac , conservateur de la biblio-thèque de Grenoble et professeur de langues orientales, a ce-pendant trouvé entre les os du carpe d'une momie de femme,un insecte particulier , mort, que j’ai soumis à l’examen deM. de Jurine, à Genève ; ce savant entomologiste l’a déter-miné ainsi : « Nouvelle espèce, du genre corynctes de Fabricius,necrobia d’Olivier ; je la nommerais corynctes glaber. » Cetinsecte, de deux lignes de long, est d’un bleu lilas, à refletsmétalliques. J’en possède plusieurs individus, qui m’ont étédonnés par M. Champoléon.
(2) Presque toujours les canopes sont vides. Les Arabes, quifouillent les moçuies avec l’espoir de trouver dans leur intérieur
IO.