MINERAIS SALINS.
2 Bi
Le besoin de manger du sel est si pressant pournous, que les habilans les plus pauvres des cam-pagnes ne s’en privent jamais ; aussi la cherté decette denrée est-elle un vrai malheur pour cetteclasse intéressante de la société , et l’on assureque l’une des grandes calamités qui accablèrentles armées françaises dans la funeste campagnede Moscow , fut la privation totale du sel (i).
Autant la dose de cette substance doit être mo-dérée dans la prépai'ation de la nourriture , au-tant on l’emploie avec profusion dans la salaisondes substances animales et végétales que l’on veutpréserver de la putréfaction. On sait que la soudemuriatée doit sa faculté conservatrice à son avi-dité pour l’eau, et que c’est en soutirant l’humi-
environs du Vésuve ramassent du sel vers le cratère, et qu’ilsvont également à la recherche du muriate d’ammoniaque, dontils se servent à défaut du premier pour assaisonner leurs alimens.Recherches sur le Vésuve pendant i8i3 et i8i4 , page >5.Jow'nal de physique , i8i5.
(i) On assure cependant que quelques peuplades de l’Inde ,dans le royaume de C^mboge, ne font point usage du sel. ( Ré-niusat, Description de Carnboge. )
Le sel gris qui se vend à Paris provient de l’ile d’Oleron, del’île de Ré , des côtes de Rochefort en général, ainsi que duCroisic en Bretagne, du Bouin en Poitou , etc. Son prix variede 5 fr. 5o cent, à 6 fr. les cent kilogrammes. A Rouen il sevend 3 fr. les cent kilogrammes.
Le sel blanc gris de Paris vient de Saint-Gille, en Veudée,et le sel raffiné se fait à Paris .