538 B1INERAIS MÉTALLIFÈRES.
thermomètres nous a procuré le seul moyen derendre ces instrumens comparables entre eux,parce que ce métal fluide est partout le mêmeet qu’il n’en est pas ainsi de l’alcohol ; aussi lesobservations soignées se font-elles maintenantavec des thermomètres à mercure , et l’on n’em-ploie ceux à l’alcohol que pour les expériences oùle froid doit descendre au-dessous de trente-deuxdegrésqui estle terme delacongélation du mercure.
Une colonne de mercure d’un diamètre donné,et de vingt-huit pouces de hauteur, fait équilibreà une colonne d’air de même diamètre, et quia pour hauteur toute l’épaisseur de la coucheatmosphérique qui enveloppe la terre , qu’onestime assez généralement à treize lieues de hau-teur, et tpii n’est balancée que par trente-deuxpieds d’eau. C’est sur ce principe qu’est fondé laconstruction du baromètre, dont l’usage domesti-que consiste à annoncer avec plus ou moins d’exac-titude les variations atmosphériques, et quelquesphénomènes météorologiques, par des abaisse»mens et des élévations du mercure, qui sont cau-sés par la densité plus ou moins grande de l’air.
Lorsque l’atmosphère ne présente aucun phé-nomène remarquable , un baromètre observé surles bords de la mer doit se tenir stationnaire àvingt-huit pouces , c’est-à-dire que le niveau su-périeur du mercure dans le tube doit effleurer cepoint de l’échelle. Si l’on transporte ce même