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Tome premier.
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581
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OE.

58i

car elle supplée à sa rareté , en lui permettantde recouvrir les corps de la couche la plus minceque l’on puisse imaginer, ainsi que nous le ver-rons en parlant de l’art du doreur. Il surpasseégalement tous les autres métaux par sa grandeténacité, qui est telle, qu’un fil d’un dixième depouce de diamètre soutient un poids de cinqcents livres, sans se rompre.

La dureté de l’or est supérieure à celle duplomb et de l’étain ; mais elle le cède à celle dufer, du cuivre, du platine, de l’argent. Son éclat,inférieur à l’acier, au platine, à l’argent, sur-passe celui des autres métaux ductiles.

Sa pesanteur spécifique est énorme ; elle égalei<), 2 5 pour l’or natif ou simplement fondu, etig,3C> pour celui qui a été laminé ou tiré à lafilière, c’est-à-dire environ treize cent cinquante-cinq livres, en le supposant dépourvu de toutalliage.

L’or n’est dissoluble que dans l’acide nilro-muriatique (0 > dans les sulfures alcalins et dansle mercure ; car on peut considérer l’amal-game comme une dissolution. Klaproth pense

(i) L’acidc nitro-muriatique ou hydrochlorique, est plusconnu sous le nom d eau régale ou royale ; il est composé d’uneà deux parties d’acide nitrique, contre quatre parties d’acidemuriatique. Quand il tient de l’or en dissolution, il est jaune,et taclie en violet pourpre le bois, le papier, 1 la paille, et tousles corps combustibles.