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Tome troisième.
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m;uis.

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pierres, lorsqu’elles sont cristallisées, suffisentpour empêcher de les confondre ; et leur pe-santeur spécifique , ou la différente proportionde leur perte dans l’eau est bien faite aussi pourles caractériser ; ainsi, par exemple , un saphirrouge, ou rubis oriental, du poids de cent grains,dans l’air, pèse encore soixante-dix-sept grainsdans l’eau , et le grenat soixante-quinze , tandisque le rubis n’y pèse plus que soixante-douzegrains. Il serait bien plus difficile de distinguerle rubis de la topaze brûlée, qui possède à peuprès la même pesanteur spécifique, si cette der-nière pierre ne devenait point électrique par lachaleur : ce que ne font jamais le rubis balais nile rubis spinelle.

La dureté et l’éclat du spinelle fait qu’il tientune des premières places parmi les pierres fines.Quand son poids excède celui de quatre karats(seize grains) , il vaut, dit-on, la moitié du prixd'un diamant du même poids. J’en ai vu un der-nièrement qui pesait deux cent quinze grains.

On grave maintenant sur le spinelle , mais ilparaît que les anciens n’ont pas fait usage de cettesubstance ; car la collection de la Bibliothèqueroyale n’en renferme point, et les différens au-teurs qui ont écrit sur les pierres gravées , n’enont pas fait mention.

Nous renvoyons le rubis oriental au saphir ,le rubis du Brésil à la topaze, celui de Bohême