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Tome second.
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1IVRE V. CHAR. LXXI.

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rempli quelques gros tubes de verre avec unmélange de sciure de bois et de râpure decorne de cerf bien comprimées, et ayant fer- hermétiquement ces tubes , obtint par lac-tion dune chaleur inférieure à celle de lincan-descence , des masses charbonisées qui avaientla couleur et le luisant de la houille et produi-saient une flamme brillante. Il est donc très-probable que les substances végétales terrestres,mêlées avec les animaux marins ou par des trans-ports dalluvion, ou par des catastrophes arri-vées dans quelque partie de la superficie duglobe , et unies à des matières terreuses , aprèsavoir resté quelque temps plongées et compri-mées dans les eaux de la mer pendant quelleétait encore échauffée par la température de laterre, éprouvèrent une fermentation et une dé-composition qui leur faisant perdre les apparencesligneuses , les transformèrent en une pâte bitu-mineuse. A cette modification a pu encore avoircontribué lacide sulfurique qui sétait dégagédes couches des pyrites que lhumidité avait dé-composées en les pénétrant 0). Ces conjectures

(i) Il résulte dun travail non moins précieux quintéressant,fait sur ce sujet par M. r Hatchett, et inséré dans le Journal dephysique , tom. 64, i.° que les substances résineuses soumises àlaction des acides , fournissent une quantité de charbon beaucoupplus considérable que celle quon retire de leur distillation àfeu nu dans des vaisseaux fermés; a.° que le charbon obtenu des