LIVRE VII. CHAP. XCVII.
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l’Etna . Ferrara, historien très-exact de ce volcan,affirme avoir souvent observé du pétrole sou-terrain autour des fentes, près des nouvellesbouches des éruptions ; et d’avoir plusieurs foisrecueilli sur les matières qui forment les bordsdu cratère , beaucoup de scories récemment re-jetées , qui étaient enduites de la même huile.Dans l’ouvrage qui a pour titre : Histoire natu-relle de la Sicile , imprimé à Catane en i 8 i 3 ,il fait mention de quelques laves, qui , dansleurs cavités , contenaient des gouttes de naphtede couleur jaune obscure, et d’une odeur très-forte : voilà un autre volcan qui nous offre lesmêmes indices de pétrole. Enfin pendant l’érup-tion qui eut lieu en 1707, dans l’ile de Santo-rino, lorsqu’il se forma une nouvelle île entrela grande et la petite Kammeni, une matièreoléagineuse, iridescente , se répandit sur la sur-face de la mer : cette substance oléagineuse étaitun pétrole et une naphte ( Voy. Voyage pitto-resque en Grèce , tom. 1, pag. 90). Que si dansles embrasemens volcaniques, les traces du pé-trole ne sont pas plus fréquentes, on n’en doitpas être surpris. D’abord ce n’est que depuispeu de temps qu’on a commencé à étudier eta observer les volcans ; et il est bien peu depersonnes qui prennent plaisir à les visiter, lors-qu ils sont en activité. Puis comme la combus-tion du pétrole a Heu à de grandes profondeursTome III. 3