Buch 
Suite du recueil de planches, sur les sciences, les arts liberaux et les arts méchaniques / [Diderot]
Seite
32
JPEG-Download
 

32, C O U V

on le volt en fjg&th, k; alors avecune faucille bien tranchante , il la coupeen deux , suivant la ligne ponctuée i ,ce qui lui donne deux javelles ou coussinets dégowt, figure g , qui se trou-vent enlacés dosier par le milieu de leurlongueur.

Quand les bâtimens font bas , unmanœuvre peut tendre avec une fourcheles gerbes de chaume au couvreur qui estmonté fur le toit ; cette fourche est defer , & semblable à celles dont on fe sertlors de la moisson pour charger les gerbesfur les voitures ; mais quand les bâtimensfont trop élevés , le manœuvre , figure 4,est obligé de charger les javelles fur fatête, & de les monter fur le toit àlaide d'une échelle.

Le couvreur fait légout en arrangeantles coussinets bien ferrés les uns auprèsdes autres , de forte même quils fe' recouvrent un peu les uns les autres parle côté ; & afin que légout fe soutiennemieux , & même quil soit un peu rétroussé,on met sur la partie pendante des che-vrons en place de lattes, un cours deperches un peu grosses , fur lesquellesles bouts des coussinets puissent sappuyer.

Quand légout a été garni de cossinetsdans toute la longueur du bâtiment , lecouvreur forme fur le pignon la bordureavec des javelles garnies de leur lien depaille, ou , ce qui est encore mieux,liées avec des harts ; car comme cettebordure est plus exposée que le reste dela couverture à être emportée par levent , le lien de paille ou la hart la met-tent plus en état de résister ; & cest parla même raison que lon a grand foin delier avec des osiers toutes les javelles desrives ou des bordures, soit aux chevrons }

R E U R.

soit à la latte ; outre cela on les travers®encore avec des chevilles de bòis , quonfait entrer à coups de maillet dans legarni de la muraille. Enfin , comme ilest de la plus grande importance de fortifiéecette partie contre leffort du vent , ily en a qui mettent par dessus le chaumequand la couverture est finie, deux che-vrons chevaiés á leur tête, & liés parle bas à ceux de la charpente : cetteprécaution est très-bonne.

On fe rappellera que le couvreur aformé légout avec des demi - javelles ,qui,font loffice de coussinets pour releverlégout : on voit ces coussinets en placefur le toit, & on apperçoit leur situationen a , fig. 5 , avec le lien dosier b ,qui les tient attachés aux chevrons. Onrecouvre ces coussinets dun rang dejavelles c d , figure 5 , dont lextrémitéexcede les coussinets , & on lie avec dslosier b , ces javelles c d , aux chevronsou à la latte.

II faut maitenant faire attention queles javelles font plus épaisses au milieuque vers les bouts , comme on le voiedans la figure 6 , qui représente unejavelle de toute sa longueur , & vue parson épaisseur ; or , la partie la plus épaissea b , doit répondre à la queue mince ducoussinet ; la partie mince c d de lajavelle , couvre entièrement le coussinet,& même le déborde un peu ; & la par-tie e/, sappuie fur la latte en c ,fig. $;ainsi d, fig. 5 , forme le pureau de cettejavelle. On a encore attention que lesjavel-es fe recouvrent toutes les unes les autrespar les côtés.

Ce premier lit de javelles c d , étantbien arrangé & fermement attaché fur

lez