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les chevrons 5 on place le second rang e /,figure 5 , de façon que la partie mincec d de la javelle , figure 6 , forme lepnreau /, & qu’elle recouvre plus de lamoitié de la longueur de la premierejavelle c d : ainsi la partie la plus épaissede la seconde javelle qui est représentéepar a b , figure 6 , répond à la partiemince des premieres javelles c d, fig• $•On lie les javelles du second rang sur leschevrons b , figure 5 ; on les met un peuen recouvrement par les côtés fur lesjavelles qu’elles touchent. Le couvreur lespresse fortement avec son genou & sesmains ; & en continuant ainsi de rangen rang, il arrive qu’au faîte, les deuxrangs de javelles des deux côtés du toit,recouvrent un peu la piece de charpentequi forme le faîte, mais non pas assezpour empêcher Feau d’y pénétrer ; c’estpourquoi on rset dans toute la longueur dufaite de grandes & fortes javelles faîtieres/£,fig. 5, dont la longueur croise le faîte àangle droit. La partie épaise de la javellefaîtiere i k , repose sur le faîte qu’e'îecroise ; & les deux extrémités plus mincesrecouvrent d’un côté les javelles l , &de l’autre côté , les javelles m , figure 5quciqu’on lie ces javelles faitieres au faîtemême , le vent pourr-oít les emporter sil’on n’avoit pas la précaution de lescharger avec de la terre n , un peu dé-trempée & battue avec la palette.
Le toit étant ainsi entièrement couvertde chaume, on le laisse en eet étatenviron deux ou trois mois fans le finir,afin de donner aux brins de chaume letemps de s’affaisser les uns fur les autres ;au bout de ce temps , le couvreur remontefur la couverture pour en reconnoîtreíetat ; sM y trouve des endroits creux ,
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qu’on nomme des gouttières , comme celane manque guere d’arriver, il fourre fapalette dans la partie du chaume qui estla plus enfoncée , & en relevant le
manche de cet outil , il forme un vide,dans lequel il introduit des javelles plusou moins épaisses , selon que renfonce-ment est plus ou moins considérable ; puisavec ses mains, il unit grossièrement lacouverture, en retirant & jetant à bas!e chaume superflu ; ensuite il bat lucouverture avec le plat de peigne pourcomprimer le chaume & détacher les brinsqui ne tiennent pas suffisamment : il finitce travail en polissant son ouvrage avecles dents du peigne.
I! ne lui reste plus que l'égout à égaler,ce qu’il fait en tirant avec la main lesbrins de chaume qui débordent les cous-sinets ; & si le couvreur s’apperçoit qu’ily ait quelque endroit qui ne soit pasassez garni de chaume , il y en remet denouveau, en l’introduifant avec la palette.
Ces sortes de couvertures font très-bonnes pour les maisons des paysans ;elles garantissent leurs logemens de l’aicchaud ou froid , en forte qu’elies fontfr'aîches en été & chaudes en hiver : cescouvertures ont encore l’avantage d'é-pargner beaucoup fur la dépense de íacharpente ; mais elles ne conviennentpoint dans les fermes , non - seulementparce qu’elles font exposées à être incen-diées , mais encore parce qu’elles fontsujettes à être endommagées par les pi-geons & les volailles ; de plus, ellesservent de réduit aux fouines , aux souris ,aux rats , qui cherchent toujours les habi-tations où il y a du grain & des volailles.
Des couvertures de roseau. On faitde fort bonnets couvertures avec lesî d:s Arts. ) iù "■