C O U V R EUR.
roseaux qui croissent dans les marais.Comme le terrain où ils viennent estordinairement rempli d’eau , on attendJfhiver , & on les coupe dans cette saisonpendant la gelée ; ils ont alors six piesde hauteur, on les coupe par la moitiéavec la faucille, Lc l’on en fait des bottesque l’on lie avec de la paille ; ces bottestiennent lieu de javelle de. chaume. Lamanœuvre en est la même , mais ces sortesde couvertures exigent plus d’adresse quecelles de chaume , aussi coûtent-elles unefois plus de façon ; mais elles résistentbeaucoup plus au vent, &: elles durentquarante ans de plus , fans être obligérì’y faire aucune réparation. O,n couvreaussi les murailles avec du, roseau ; &cette couverture n’exige d’autre attentionque de bécheveter le roseau , afin quela couverture soit aussi épaisse d'un côtéque de l’autre*.
Des couvertures entuile. Les tuiles fontdès carreaux de terre cuite qui ontenviron cinq lignes d'épsisseur. V'oye\les articles Brique, Tuile , & Cou-verture..
Former un e'gout pendants le plein couvert.Quand la tuile est montée, on doit for-mer l’égout, en posant fur la chanlàtteun rang dè demi tuilesqu’on nommeun fous - doublis , qui doit déborder lachanlàtte de quatre pouces.,Sur ces demi-tuiles on pose. le doublis, qui consisté«n un rang de tuiles, qui s’accrochentau cours de lattes qui est immédiatementau - dessus, de la chanlatte , & dont lebord doit arrafer le fous- doublis fanslaisser de p.ureau mais. le milieu destuiles du. doublis doit couvrir lés jointsdes demi tuilés du fous-doublis. Le second»ang de tuiles saccsflíssie. au second cours
de lattes ; il recouvre îes deux tiers ds!a longueur des tuiles du premier rang ,dont il reste quatre pouces de découvert,si c’est du grand échantillon ; & troispouces feulement, si c’est du petit moule :-ette partie découverte forme ce qu’onslomme le pureau. Au reste , il faut que;le milieu de la largeur des tuiles dusecond rang recouvre les joints du pre-mier rang : en continuant à accrocherainsi en liaison des rangs de tuiles furtous les cours de lattes , le plein toit setrouve couvert-
Faire les égouts retroussés. Pour les.égouts, retroussés , on fait aboutir les.chevrons fur le milieu de 1,'épaisseur dumur- Le mur doit être terminé par un.entablement de pierre de taille, ou par:quelques rangs de brique- Supposons que.
, l’entablement ait deux pouces de saillie ,,on pose en mortier ou en plâtre un fous-doublis de tuiles qui doit saillir de quatrepouces, fur l’entablement ; il faut que.celles qui forment le fous-doublis aientun peu de pente vers le. dehors ; oncouvre le fous-doublis, dlun doublis,,,formé d’un rang de tuiles posées avec-: plâtre ou mortier ,. suivant l’usage du*.pays ; ce doublis doit arrafer le fous-doublis , en couvrir les joints, & avoirun tant soit peu, plus de pente.
; Quand l’égout est achevé, on fait qu cli-quetois. uni folement de plâtre de quatre.*ipouces de. làrge à la tête de cet égout,,pour recevoir des coyaux que le char*pentier fournit , & qu’il taillé fuivanfcilà rondéur dii comble : plus le comble*est plat,. plus .il faut que les coyaux soient,longs, ; & alors on descend lés lattis,jusqu’au pie des coyaux : le. premier pu*ireau d’apris l’égçmt saccroche, sur la