C O U V
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tement sur
R.
l’arrétier pour empêcher
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premier cours de lattes , & continuejusqu’en haut. Nous expliquerons plus au-long ce que c’est que les coyaux , lors-que nous parlerons de la Couverture enardoise ; en attendant , nous nous con-tenterons de dire ici que ce font des boutsde chevrons, qu’on attache avec des clous.â lextrémiré d’efl bas des chevrons.
Des différentes maniérés de couvrir lesarrêtiers^.
Pour former la couverture aux arrêtiers ,ïl est sensible que si l’on conduisoit quar-re'ment toutes les tuiles , il resteroit àplacer près l’arrêtier une tuile triangu-laire qui manqueroit de crochet, & quepar conséquent , on ne pourroit attacherà la latte ; pour éviter cet inconvénient,les couvreurs font ce qu'ils appellent uneapproche , une contre - approche , & la" tuile de l’arrêtier, ayant une certainelargeur , peut conserver son crochet.Quand on n’a pas de tuiles échancrées,que l’on nomme tuiles dépecées , commecela arrive souvent, on échancre par le hautla contre-approche ; on échancre encorel’approche qu’on place soignant la contre-approche , & il ne reste plus qu’à échan-crer la tuile de l’arrêtier, pour qu’elle. porte fur une des faces de l’arrêtier ;ainsi celle-ci peut s'accrocher à la latte,sinon on la cloue fur l’arrêtier. Ces tuileséchancrées , à l’approche de l’arrêtier,forment par en bas une ligne un peucourbe; mais quand cette ligne est bienconduite , elle n’est pas désagréable , parcequ’elle est un peu sensible à la vue; dureste, on continue de même la couver-ture de bas en-haut, en conservant lespureaux comme au plein couvert. Commeles tuiles ne se joignent jamais assez exac-
pluie d'y pénétrer , on garnit le dessusdes arrêtiers, avec un filet de plâtre oude mortier ; & ce filet qui entame furles tuiles de l’arrêtier , forme de chaquecôté une plate-bande de deux poucesde largeur.
Quand les toits font fort plats , aulieu d’un simple rivet de mortier , onpose des tuiles fut l’arrêtier, & on lesnoie dans le mortier , faisant er.^rté queleur pureau réponde à celui du toit.
Des noues. Pour se former l’idée d’unenoue , il faut se représenter un corpsde bâtiment A B , figure 17 , qui tombe,si l’on veut, à angle droit fur le milieud’un autre bâtiment C D , & que le toitdu bâtiment A B se jette for la couver-ture du bâtiment C D. II y a des nouesoù un des bàtimens fe trouve avoir untoit plus plat que l’autre ; d’ail’eurs lesbàtimens ne tombent pas toujours l’uafur l’autre à angle droit. De quelquefaçon qu’ils soient disposés, on couvreles noues de différentes maniérés , queje vais détailler.
La méthode la plus aiíl'e â exécuter& la plus propre , fe fàit en garnissantle noulet qui est la piece de charpentequi forme le fond de la noue , avec unedosse ou madrier , fur lequel on cloue desardoises, que l'on y asseoit arec du mortierou du plâtre des tuiles creuses, renver-sées pour faire une gouttière , qui setrouve former le fond de la noue ; en-suite on sait aboutir les tuilles des deuxtoits fur cette efpece de gouttière commeun franchis.
! On appelle tranchis , le rang de tuilesqui termine un toit en aboutissant fur ua
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