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Suite du recueil de planches, sur les sciences, les arts liberaux et les arts méchaniques / [Diderot]
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C O U V

R E U

tement sur

R.

larrétier pour empêcher

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premier cours de lattes , & continuejusquen haut. Nous expliquerons plus au-long ce que cest que les coyaux , lors-que nous parlerons de la Couverture enardoise ; en attendant , nous nous con-tenterons de dire ici que ce font des boutsde chevrons, quon attache avec des clous.â lextrémiré defl bas des chevrons.

Des différentes maniérés de couvrir lesarrêtiers^.

Pour former la couverture aux arrêtiers ,ïl est sensible que si lon conduisoit quar-re'ment toutes les tuiles , il resteroit àplacer près larrêtier une tuile triangu-laire qui manqueroit de crochet, & quepar conséquent , on ne pourroit attacherà la latte ; pour éviter cet inconvénient,les couvreurs font ce qu'ils appellent uneapproche , une contre - approche , & la" tuile de larrêtier, ayant une certainelargeur , peut conserver son crochet.Quand on na pas de tuiles échancrées,que lon nomme tuiles dépecées , commecela arrive souvent, on échancre par le hautla contre-approche ; on échancre encorelapproche quon place soignant la contre-approche , & il ne reste plus quà échan-crer la tuile de larrêtier, pour quelle. porte fur une des faces de larrêtier ;ainsi celle-ci peut s'accrocher à la latte,sinon on la cloue fur larrêtier. Ces tuileséchancrées , à lapproche de larrêtier,forment par en bas une ligne un peucourbe; mais quand cette ligne est bienconduite , elle nest pas désagréable , parcequelle est un peu sensible à la vue; dureste, on continue de même la couver-ture de bas en-haut, en conservant lespureaux comme au plein couvert. Commeles tuiles ne se joignent jamais assez exac-

pluie d'y pénétrer , on garnit le dessusdes arrêtiers, avec un filet de plâtre oude mortier ; & ce filet qui entame furles tuiles de larrêtier , forme de chaquecôté une plate-bande de deux poucesde largeur.

Quand les toits font fort plats , aulieu dun simple rivet de mortier , onpose des tuiles fut larrêtier, & on lesnoie dans le mortier , faisant er.^rté queleur pureau réponde à celui du toit.

Des noues. Pour se former lidée dunenoue , il faut se représenter un corpsde bâtiment A B , figure 17 , qui tombe,si lon veut, à angle droit fur le milieudun autre bâtiment C D , & que le toitdu bâtiment A B se jette for la couver-ture du bâtiment C D. II y a des noues un des bàtimens fe trouve avoir untoit plus plat que lautre ; daileurs lesbàtimens ne tombent pas toujours luafur lautre à angle droit. De quelquefaçon quils soient disposés, on couvreles noues de différentes maniérés , queje vais détailler.

La méthode la plus aiíl'e â exécuter& la plus propre , fe fàit en garnissantle noulet qui est la piece de charpentequi forme le fond de la noue , avec unedosse ou madrier , fur lequel on cloue desardoises, que l'on y asseoit arec du mortierou du plâtre des tuiles creuses, renver-sées pour faire une gouttière , qui setrouve former le fond de la noue ; en-suite on sait aboutir les tuilles des deuxtoits fur cette efpece de gouttière commeun franchis.

! On appelle tranchis , le rang de tuilesqui termine un toit en aboutissant fur ua

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