A Continua-tio Epiflola-ru:n ad ré-gi nrn Societa-
te;n,p. uj.
ZôÒ MEMOIRES POUR L’HlSTOIREobservations qu’il avoit déja faites plusieurs anneés aupa-ravant , & qu’il lui paroiffoit constamment que la coche-nille ne devoít être autre chose que íe fruit d’un arbreun fruit assez semblable à ces bayes que les botanistesappellent raisin d ours, uva nrjt. Mais M. Hensius ayantmarqué à Leeuwenhoek, dans la lettre de remerciementqu’il lui écrivit, qu’un gouverneur de la Jamaïque avoitastïìré M. Boyle, que la cochenille étoit un ver qui naïf-íoit fur le fruit du figuier d’Inde, &e. Leeuwenhoekavoua de bonne foi * qu’après un nouvel examen, il s’é-toit détrompé de son ancienne erreur, & qu’il avoit re-connu que chaque petit grain de cochenille étoit en effetla partie postérieure de quelque petit animal, dont la tê-te, les pattes, la coque, & la partie antérieure du corpsavoient été emportées. II semble que Leeuwenhoeksçavoit bien mieux voir les objets dune petitesse prodi-gieuse, que ceux d’une grandeur sensible; les petits objetsétoient plus de son domaine ; c’est de quoi je pourroísrapporter beaucoup de preuves, & dont une nous estfournie par ses dernieres observations fur la cochenille ;car il a encore mal vu la cochenille, quand il a cru voirque chaque grain étoit le corps d’un animal, à qui la tê-te, la coque & la partie antérieure manquoient; ordinai-rement rien de tout cela. ne lui manque.
Quelques autres auteurs, qui ont bien reconnu la co-chenille pour un petit animal, fe sont prestes de la met-tre dans une classe d’inseétes, avant que d’avoir asseZétudié fa forme. Les uns veulent, comme Hernandez,qu’elle ne soit qifune eípece de ver : d’autres la placentparmi les araignées ; la plupart en ont fait une eípece deícarabe. Petiver est de ces derniers, il a cru même avoitdes figures de la cochenille dans les dissérens états patlesquels il avoit imaginé qu’elle passoit, dans celui devis