152 MEMOIRES POUR L’HíSÏOIREont un corceíet écaiiíeux ou crustacée, piacé entre fatête Sc ie corps ; Sc la cochenille * n’a point ce corce-let. II n est pas moins facile de voir, soit par la formedu corps, soit par le nombre de ses jambes, qu’clle n’ap-partient point à la classe des araignées.
Mais si on fe rappelle ce qu on fçait ssirement de famaniéré de vivre, qu’elle passe une partie de fa vie immo-bile & sixée fur les plantes; si on fe rappelle l’endroit oùfa trompe est située, on fera dispose à la prendre pourune gallinfecte, ou pour une progallinfecte : & c’est dansla classe des progallinfectes qu on fe déterminera à la pla-cer, quand on aura fait attention qu’elle a des anneauxdepuis la tête jusqu’au derrière; que quelque gonfléequ’elle soit, ses anneaux font sensibles fur la partie supé-rieure du corps; au lieu qu’il vient un temps où ceux desvéritables gallinfectes cessent detre visibles, où tout ledessus de leur corps devient lisse & luisant, comme s’iíétoit écaiiíeux ou crustacée; tel est même le dessus du corpsdes gallinfectes les plus vieilles Sc les plus sèches, commele kermès le fait assés voir. Mais le dessus du corps descochenilles sèches est ridé; Sc le dessus du même corps ra-molli Sc gonflé, conserve des vestiges des rides ; Ail a alorsun air membraneux Sc charnu.
Dès qu’on a ignoré pendant si Iong-temps en Europecomment les gallinfectes font fécondées, on a bien pûne pas fçavoir au Mexique comment les cochenilles lefont ; là assurément les observateurs ne sont pas aussi com-muns qu’ici. Cependant comme si les pièces publiées parM. de Ru usscher, dévoient nous donner une histoire com-plette de la cochenille, nous y trouvons encore des lumiè-res fur la fécondation de la cochenille. Ce qu’on y enrapporte, n est néantmoins que fur un oui dire, mais furun oui dire qui a du poids depuis que les mâles des