des Insectes. II. Mem. 107
nant qu’iis n’ayent pas fait encore toutes ies tentativespoíhbles, pour parvenir à partager avec ce pays 1 avantagede faire un pareil commerce. JLes puiíìances qui ont cléscolonies en Amenque, ont assurément des climats oupourroient croître ies mêmes eipeces de nopais qui crois-ât dans le Mexique, & fur leiquelles probablement lescochenilles pourroient vivre &-le multiplier. Ces coche-nilles qu’on garde dans les maiíons pendant Thyver. quin’y périssent pas. pourroient apparemment être transpor-tées dans la même íaiiòn ou dans d’autres, íur des vaií-feaux fans y périr. C’est une vûë que j’ai eu autrefoisl’honneur de communiquer à un Prince très-éciairé, &îrès-capable de goûter ies grands projets, à feu M. leDue d’Orléans; aussi cette vûë lui plût elle^ beaucoup.Ce que le P. Plumier prétend avoir observé d une especede cochenille qui croît à Saint- Domingue, doit nousrendre attentifs à voir ce qu’on en peut tirer. ^
M. Duhamel Docteur en Médecine, qui résidé ac-tuellement à Saint-Domingue, où ii est pour 1 Académie
un excellent correspondant , a observé dans cette iíleune espece de cochenille qu’ii croît être la même quecelle du P. Plumier; il a même ramassé de cette coche-nille qui s’étoit nourrie fur des pieds d’opuntia ; & en aenvoyé à M. du Fay & à M”, de Juslìeu. Elie a touti extérieur de la cochenille qui nous vient du Mexique,mais il est à craindre qu elle ne soit, par ìappoit a la vé-ritable cochenille, que ce que font les galiiníëctes des pê-chers, des tilleuls, de la vigne, &e. par rapport au her-nies. Si on laisse infuser de la vraye cochenille dans 1 eau,bientôt elle donne à l’eau une forte teinture d’un bonrouge, au lieu que la même quantité de la cochenilleenvoyée par M. Duhamel, n’a fait prendre à l’eau dansEquelie je lai mise, qu’une foible teinture d un aííe z
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