lo8 MEMOIRES POUR DHlSTOÏREmauvais rougeâtre. M. clu Fay a même tenté inutilementd’en tirer une bonne teinture, au moyen de procédés sem-blables à ceux qu’on employé pour exalter la couleur de lavraye cocheniIle. L’especc de celle-ci qu’on éleve au Mexi-que, pourroit bien être à Saint-Domingue, quoiqu’elle n’yait pas encore été découverte, au moins y pourroit- elle êtretransportée : & il est probable qu’elle y vivra, lorsqu’onlui donnera tes nopals qu’elle aime ; & qu’elle y fourniraà des récoltés, lorfqu’on prendra pour l’élever les soinsqu’elle demande & qu’elle mérite. Peut-être même queíì on tente de faire vivre l’espece de cochenille qui íetrouve déja à Saint-Domingue sur différentes eípecesd’opuntia, entre les especes de cette plante, on en dé-couvrira quelqu’une qui nourrira mieux que les autrescet insecte, & qui le mettra en état de donner une belleteinture, 6c d’en donner suffisamment.
11 ne tiendroit déjaqu’à nous de cultiver la cochenille,& nous aurions de grands reproches à faire aux habitansde nos iíîes de l’Ameffque, de leur négligence à nous la* Voyage aux procurer, íì tout ce que le Pere Labat en rapporte *,merique. To- etoit bien certain. II prétend que la cochenille est coin-me iv. page ne dans ces iíîes, & qu’il l’y a élevée deux fois. Mal-vantes. ^ heureusement les circonstances dont l'on récit est orné ,prouvent que les insectes qu’il appelle des cochenilles, nefont nullement les cochenilles d u Mexique. On craintqu’il n’ait voulu que renchérir fur ce que le Pere Plu-mier avoit dit avant lui de la cochenille de Saint-Domin-gue , & que dans l’endroit même ou il loue ce fçavantBotaniste, ii n’ait cherché à déprimer ses observations,comme il l’a fait, mais plus ouvertement tant d’autresfois. Au reste il seroit aisé de vérifier s’il y a dans nos iíîesun insecte très-commun, qui subit des métamorphoses,qui devient ailé, & qui se trouve, ainsi que le veut le Pere