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Tome quatrième.
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IIO MEMOIRES POUR L'HlSTOIREenviron 255 insectes, dans ie gros 5 10 grains, & ^080dans l’once; par conséquent dans une livre de seize on-ces il y en a 65280. H ne relie plus qu’à multiplier huit 011neuf cens mille par 65280, & on aura le nombre des in-fectes secs qui font apportés chaque année en Europe.

M. de Neufville n a pas oublié dans fa dissertation, deremarquer une propriété de la cochenille, qui doit pa-roisse singulière aux Physiciens, & qui est bien impor-tante aux négocians, c est que la cochenille, pendantquelque temps qu’elle soit gardée, ne se corrompt pas;que quelque vieille qu’elle íòit, elle est tout aussi bonnepour la teinture, que la plus récente. 11 en a envoyé à M»du Fay, qui n’étoit aucunement altérée , & qu on lui avoitassuré être restée dans des magasins depuis plus de centtrente ans. Un fait duquel on peut moins douter,& propreà prouver que le précédent n\a rien d’impossible; c’est queM> Marchand m’a fait voir de la cochenille qui avoit étémise dans un poudrier par feu M. son pere il y a plus desoixante ans, & qui étoit aussi laine que quand elle y avoitété renfermée.Ceux qui aiment les insectes,& qui se fontun plaisir de les conserver secs, ne íçavcnt que trop com-bien il est difficile d’y parvenir: des insectes vivans de plu-sieurs eípeces s'introduisent dans les endroits où l'on arenfermé les morts; ils aiment à s’en nourrir, ils les ha-chent & les dépiécent; ils n’en épargnent aucune eípece»íi ce n'est peut-être la cochenille. Une preuve que c&insectes ne l’aiment point, c’est que parmi les grains d?cochenille de M. Marchand, je trouvai la dépouille d’uflinsecte mangeur de cadavres d’insectes, & cependanttous les grains étoient restés entiers. Est-ce que la coch^nille seroit par fa nature un mets dégoûtant pour cessectes! ou ne seroit - ce point parce qu’en la faisant p e 'ri r, on la dessèche plus qu’on ne dessèche les injecté