M2 MEMOIRES POUR L’HlSTOIREpolygonum cocciferum Cafpari Bauhinì, qu’on croit être lamême que Xalchemìllagramineo folio, flore majore lnflumio-vum Reì He r b aria, de M. deTournefort ,pag. jotf. DiversAuteurs prétendent que la même ou une íemblable grained’écarlate croît fur les racines de plusieurs autres plantes,comme fur celle de la piloíelle, de f herniaire, de la pimpe-nelie & de la pariétaire. On aífûre que ce n est que dansdes terreins sablonneux & arides qu’on la trouve fur lesracines des plantes qui lui font propres. M. Breyniusa faitimprimer en 1731- à Dantzick, des observations curieu-íès fur cette graine d’écarlate, qui prouvent incontesta-blement quelle est un infecte, & qui me donnent lieude croire qu’il appartient à la classe des progallinféctes.M. Breynius n’a cependant pû voir ni tout ce que nouscuisions souhaité qu’ii eût vû, ni tout ce qu’il eût souhaitélui-même de voir; ce qui n'arrive que trop souvent auxmeilleurs observateurs, qui ne íont pas toujours maîtresde saisir ou de faire naître les occasions favorables aux ob-servations. Pour moi je 11e fuis encore parvenu à trouveraucune graine d'écarlate attachée aux racines des plantesde ce pays ; tout ce que je dirai de celle de Pologne 11efera donc que d’après M. Breynius, parcc que períonnene l’a austì bien examinée qu’il la fait, & que períonnene nous a appris autant de faits fur ce qui la regardesHì’appelle coccus radicum, kermès des racines, ce qui la dis-tingue très-bien du kermès ou coccus dont nous avonsparlé dans le Mémoire précédent, qui vient fur les tigesou fur les branches des arbres.
Vers la fin de Juin on trouve la graine d’écarlate eNétat d'être ramassée, & c'est austì le temps où on la dé-tache des racines de la plante. Chaque grain est alors àpeu près ípherique & cl’une couleur de pourpre violet*Les uns ne font pas plus gros que les graines de pavot »
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