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Tome quatrième.
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des Insectes. V . Mem . 21 zsont renfermées fous la peau d’une poire, cTune prune,d’un raisin, & fous celle de mille autres fruits. Bien des ef-peces de mouches, dont les trompes n’ont point de four-reaux, dom les trompes font telles que celles que nousexaminons, n’abhorrent pas le sang, & elles aiment encorele suc des chairs des animaux. Ce n’est pas feulement furles viandes coupées par morceaux, quelles vont chercherleur nourriture, elles s’arrêtent fur des chairs couvertesd une peau sèche & ferme, fur la peau des animaux vivans.Quand elles se posent sur des animaux patiens & peu sen-sibles, ou fur des endroits du corps d’où l'animal 11epeut les chasser, elles viennent à bout d’en fuccer le sang,ou quelqu'autre des liqueurs. Comment la mouche par-vient-elle à tirer le liquide contenu dans des vaisseauxcachés sous les peaux des fruits, ou fous celles des ani-maux î La trompe auroit beau aspirer, elle ne contrain-drait pas les sucs às’échapper; elle pourrait tout au plusproduire une petite élévation de la peau & des chairs quifont dessous, faire en petit ce que les ventouses fontplus en grand ; mais pour faire sortir quelque chose de lachair tuméfiée il faut des scarifications.

Ces réflexions mont paru prouver que nos mouchesordinaires dévoient être pourvues d’un instrument propre àcouper ou à percer, qu’elíes avoient quelqu’efpece d’aiguií-lon. Lorfqu’en été des mouches s’arrêtent fur quelquepartie de notre corps, fur nos jambes, par exemple, ellesn °us font sentir, au travers même des bas, une douleursemblable à celle d’une picqûure, & qui ne ressemblepoint du tout à celle qui ferait produite par la simpleluction de la trompe. La trompe étant le seul organepar lequel les mouches agissent fur les corps dont ellesl| rent ^tirs alimens, il faut donc qu’elle íòit munie d’une£ lpeced aiguillon. Convaincu que la trompe des mouches

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