2I& MEMOIRES POUR L’HlSTOIREau cordon qui ies borde; quand les bords intérieursdes lèvres se touchent mutuellement, la membrane cnquestion est raccourcie & apparemment plissée; quandelles veulent s’éloigner Tune de l’autre, la membrane lepermet jusqu a un certain point, mais elle ne leur permetpas de passer outre : dans les endroits où les levres fontautant séparées qu’elies le peuvent être, la membrane estparfaitement étendue, & fi transparente qu’elle ne peutêtre apperçue, à moins qu’on ne la regarde très-oblique-ment.
Les levres ne laissent donc entr’eiles qu’une feule ou-verture , que celle où aboutissent l’aiguillon & son étui.C’est à cette ouverture qifelles conduisent toute la li-queur qtfelles ramassent, & qu’elies mettent en mouve-ment , comme nous savons vû faire à des levres qui étoientposées fur du sirop; c’est là que cette liqueur doit êtrefuccée :& il est temps que nous disions que la pompe,*PI. 1 6. fig. stue le fucçoir qui s’en empare, est cette même partie *13. s. que nous n’avons considérée jufqu’ici que comme 1 étuide l’aiguillon; elle est le seul canal par lequel la liqueurpeut monter. On voit fur le bout antérieur & supérieur* l de chaque levre, deux petits enfoncemens * qui semblentdeux petits trous, mais leur usage m’est inconnu ; ils n edonnent sortie ni entrée à aucune liqueur, peut-êtredonnent-ils l’une ou í’autre à l’air. Ce qui me difpoferoità le croire, c’est que j’ai trouvé souvent dans l’intérieurd’une trompe, un filet qui partoit de la tête,qui égaloitla trompe en longueur, & qui fembloit une trachée. J’% 1cru voir aussi à l’origine de la coulisse une eípece d’ou-verture. Mais la partie que je nomme à présent le fu c 'çoir, est la feule par laquelle j’ai vû sortir de la liqueur.Je lui en ai vû jetter de seule, je lui en ai vû jettesde mêlée avec des bulles d air; je lui ai yû répandre de