des Insectes. V . Mem . 221
vers ^extrémité de la coulisse; laies deux levres s écartentlune de l’autre, & laissent entrelles une grande échan-crûre. Les parties qui étoient renfermées dans cette cou-lisse, font donc alors en liberté, rien ne les retient, &
1 effort qu on fait contre la trompe, tend à les faire dresser.
Au lieu dune feule ou au plus de deux parties qu’on tireavec peine de la coulisse des mouches de la viande, onen voit sortir six, presque naturellement des autres trom-pes *. Toutes ces parties font brunes, cartilagineuses, * PI-17*ou comme écailleuíès, incapables d allongement, & par *conséquent de suivre la coulisse quand elle devient pluslongue.
Elles font placées deux à deux *, & cela parce qu il y *en a trois *, dont chacune est destinée à servir d étui à unedes trois autres; elles font posées fur la même ligne; lesdeux pièces du milieu font plus longues au moins d’unquart que celles des côtés. Deux de celles-ci * font cour- *bées en goutiére, elles se terminent par une pointe; leurContour est bordé de poils roux; dans chacune de cespièces en goutiére peut entrer une des autres pièces* descôtés. Celles-ci plus larges qu’épaisses, diminuent de lar-geur depuis leur origine jufqu’àleur extrémité,qui est unepointe très-fine. La figure de ces dernières pièces, & lamatière dont elles font faites, veulent que nous les pre-nions pour des aiguillons; car il est à remarquer que ceque nous ne fçavons faire qu avec des instrumensd acier,la nature le fait faire aux insectes avec des instrumensd une efpece de corne ou d écaillé; les aiguillons, les tar-ières, les scies, &c. des insectes, car ils ont des instru-mens de toutes ces efpeces, font tous dune matière ana-logue à la corne.
Dans le premier instant de la pression, il ne paroîtquelquefois qu’une seule pièce placée entre les quatre
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