des Insectes. VI. Mein. 26;
pour ainsi dire , ne sont pas toujours égaux; peut-êtreïe seroient-ils davantage, si ia mouche étoit moins mal àson aise qu’elle ne l’est entre les doigts.
Ce qu’il y a de très-singulier ici, & ce qu’on nesçau-roit attribuer à la position gênée de la mouche, c estqu après qu un certain nombre de jets de liqueur, aprèsque quatre à cinq jets font partis du cœur, on voit de.semblables jets revenir du corcelet vers le cœur; la li-queur paroît retourner précisément par la même routepar laquelle on i’avoit vû venir. Le cœur, après avoirpoussé une certaine quantité de liqueur jusqu au corce-let, auroit-il la force d’aspirer cette même liqueur, ouplutôt y auroit-il auprès du corcelet, au bout du grosvaisseau , une espece de second cœur qui renvoyeroit aupremier une partie du sang qu’il en auroit reçû! Ce quisembleroit appuyer ce soupçon, e’eít que dans des mou-ches de quelques especes que j ai ouvertes vivantes, j’aivû dans leur corps auprès du corcelet, une partie qui afait plusieurs battemens alternatifs. D’ailleurs ayant obser-vé la mouche vivante du côté du dos dans un endroittrès-proche de celui où le corps se joint au corcelet, j’aiapperçû là dans son intérieur, un mouvement alternatif& très-vif, qui avoit plus l’air d’un mouvement de con-traction & de dilatation, que d’un simple mouvementd’ondulation : mais la portion transparente par laquelleil m’etoit permis de voir cet endroit, étoit une fenêtretrop étroite, eìle n’avoit pas plus de largeur qu’un fil ade diamètre; aussi ne m’a-t il pas été possible dem’assû-rer de la figure & de l’étendue de la partie dont j’admi-rois les mouvemens. Mais nos yeux ne nous trompent-ils point, quand ils nous font juger que le sang est repor-té au cœur par le même vaisseau qui ì’en avoit apporte.Si au. dessous ou à côté du vaisseau il y en avoit un autre