286 Mémoires pour l’Histoire
Tous les vers de mouches à deux ailes que nous avonsmis dans la première classe, tous ceux de la secondeclasse, & une partie de ceux de la troisième, se font deleur peau une coque dans laquelle s’accomplissent toutesleurs transformations. Celles des vers de ces différentesclasses, & quelquefois même celles de vers de différensgenres, ont pourtant des singularités à nous offrir, maisnous réexaminerons dans ce Mémoire que les transfor-mations des vers de la première & de la troisième clasie.Nous donnerons dans un des Mémoires fuivansl’histoiredes vers de la seconde classe, & ce sera là que nous par-lerons de la manière dont ils se transforment. Par rapportaux vers de la première classe, par les métamorphosesdefquels nous allons commencer, nous nous fixeronsmême à celles d’une feule efpece de ces insectes, à cellesde ces vers qui vivent de viande, & qui deviennent degrosses mouches bleues. Ce qui s y passe nous apprendraTessentiel des transformations des autres genres de versde la même classe; nous n aurons plus qu a faire remar-quer ce qu’elles peuvent avoir de particulier.
Quand les vers de la viande ont pris tout leur accrois,sement, il ne leur convient plus de rester fur cette chaircorrompue, où jufques-là ils s’étoient trouvés si bien; ilsla quittent, chacun va de son côté chercher une retraiteoù il puisse se métamorphoser. La première sois que jemis dans un poudrier de la viande, fur laquelle des versde cette efpece venoientde naître, je fus surpris au boutde quelques jours, de n’en trouver pas un seul dans lepoudrier : quand ils n eurent plus besoin dy prendredalimens, ils cherchèrent à en sortir, & ils parvinrent Spercer le papier qui couvroit le poudrier, ce que le 5chenilles n’eussent pas fait en pareil cas. Je soupçonné 1 '& on ne pouvoir guéres soupçonner que cela, q u ^ S