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Tome quatrième.
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vL 8 Insectes. VIL Mem.

âvoient été chercher de ia terre pour y entrer; qu ils ai-moient à être fous terre lorfqu’ils fe transformoient, Scjusqu a ce qu’ils fussent devenus mouches. Je n’ai pasmanqué depuis de remplir en partie de terre les pou-driers dans lesquels je renfermois de la viande pleine devers ou d œufs de mouches, & jamais les vers, quand ilsn’ont plus eu besoin de prendre de nourriture, n’ontfait de tentatives pour sortir; ils font toujours entrésdans la terre du poudrier, Sc íe íont ordinairement arrê-tés dans celle qui étoit le plus proche du fond; ceuxmême que j’ai laissés dans des poudriers que j avois né-gligé de couvrir, n’ont pas cherché à en sortir ; ils trou-voient à leur portée ce qu’il leur falloit.

Ils restent souvent en terre deux ou trois jours avantque de s’y métamorphoser ; j’en ai vu même qui y font re-stés prefqu’autant de temps qu’ils en avoient employé de-puis leur sortie de l’œuf, à prendre leur parfait accrois-sement, sept à huit jours. Us fe tiennent tranquilles dansla terre qui les couvre; quand on leur en refuse, quandon les laisse, comme je les ai laissés plusieurs fois, dansdes poudriers nets & couverts de parchemin, on les voitmarcher continuellement, ils ne fe lassent de chercher laterre qu’ils désirent que lorfqu’ils font près de perdreleur forme; mais ils la perdent, ils fe métamorphosentdans ces poudriers comme ilsfe fer oient métamorphosés,fous terre. La circonstance du poudrier net est pourtantnécessaire, je veux dire qu’il ne fáut pas les laisser dans unpoudrier où il y ait encore une quantité un peu considéra-ble de cette chair pourrie qui les a nourris ; alors elle n’estplus propre qu’à les faire périr ; seau qu’elíe rend en con-tinuant de fe distoudre, les noyé; ils ne íont plus auísien état de l’empêcher de pénétrer dans leurs trachées,lu’ils i’ont été auparavant.