des Insectes. IX. Mem. 359
auquel elles appartiennent, a pour caractère (lavoir lecorps très - applati: Tous les vers de la première classe,ou tous les vers à tête de figure variable, qui se nourris-sent de la substance des animaux vivans, ne se métamor-phosent pas cependant en des mouches de la premièreclasse. Tes vers qui vivent dans les tumeurs des bêtes àcornes, & dont nous rapporterons ì’histoire dans ce vo-lume , se métamorphosent en des mouches à deux ailesde la seconde classe.
D’autres vers encore à tête variable, ou de ía mêmeclasse que les précédens, ne veulent que la chair des ani-maux morts. On ne trouve point de vers des grossesmouches bleues de la viande fur ies bœufs, fur les mou-tons, fur ies cochons vivans, &c. l’état de ces grands ani-maux seroit déplorable, íì ies mouches laissoient fur euxleurs œufs pendant qu’ils vivent, comme elles les y lais-sent lorsqu’ils font morts. Qu on ne croye pas que c estque la chair de ces animaux est défendue par leur laineou par leurs poils : si cela étoit, les mouches profiteroientdes circonstances où la peau sc trouve à découvert, ellesferoient leurs œufs fur les endroits dont la laine ou iespoils auroient été arrachés. Quon ne pense pas enfinque la peau seule défende assés les chairs, quelle est tropdure pour être entamée par les crochets du ver naissant ; lapeau d’un poulet, celle d’un pigeon vivans fontplustendresque certains endroits de la chair d’un bœuf ou d’un mou-ton qui ne viennent que detre tués,6c les poulets & les pi-geons vivans ne font point sujets à être rongés par les vers.L’auteur de La nature semble n’avoir pas voulu que certainesefpeces d’i n sectes trop féconds,pussent sc nourrir de la chairdes grands animaux qui font en vie. II m’a paru curieux des en assurer par quelques expériences, Sc voici les deux quef’ai faites, & qui me paroissent suffire. Je plumai la cmísed’un jeune pigeon bien dodu ; fur cette cuisse plumée
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