418 MEMOIRES POUR l’IÍISTOÏREla cavité du corps des mouches vivipares, n’est, commCelle le paroît, qu’un assemblage de vers arrangés avecbeaucoup d ordre les uns à côté des autres, & les uns furles autres; fi on croyoit que les vers s y touchent im-médiatement, qu’ils y font à nud; chaque ver y doit avoirson enveloppe, & chaque ver fa. Toute mince qu’elleest, on parvient à la voir en différentes circonstances Scpar différens moyens. Lorfqu’on ouvre une mouche quiest à terme ou proche d’y être, on détermine des versà naître, Sc on voit les efforts qu’ils font pour fe tirerdune membrane. Cette membrane qui étoit transparentequand elle les recouvroit, quand ils s’en font défaits, estd’un blanc pareil à celui de ces toiles d’araignées qui vol-tigent en f air dans les beaux jours d automne. Sc qu’onappelle de la filasse de la Vierge. Les membranes blan-ches , que nous avons dit être entraînées hors du corpsdune mouche,dont les vers fortoient en foule, étoientde celles dont nous parlons. Enfin fi avec une pointefine, comme celle d’une très-petite épingle, on fait destentatives pour dégager quelqu’un des vers du reste de lamasse ou de la lame, on reconnoît qu’il a une enveloppe ;on réussit même à briser cette enveloppe, & à en tirerle ver, fur-tout lorfqu’il a pris tout son accroissement.’Chaque ver a donc des enveloppes qui lui font une ef-pece de loge ou de cellule qui est à lui seul ; mais il estdifficile d’en fçavoir davantage fur ces efpeces de logesde connoître mieux la structure de cette matrice desti-née à faire croître un si prodigieux nombre de vers. Ily a beaucoup d’apparence qu’elle n’est qu'un grand vais-seau plié un nombre de fois égal à celui des vers qu’ellecontient; que le pli qui est à chacun des bouts de cha-que ver, fait la séparation de fa cellule, de la partie dutuyau qui lui appartient, avec ía partie du vaisseau qui
appartient